Foire aux questions

Introduction | Rapport de l’Équipe spéciale des Nations Unies | Personnalités éminentes | ODD | Participation de la société civile | Foire aux questions

1. Comment le Rapport de l’Équipe spéciale a-t-il été élaboré ?

2. Quels objectifs et cibles l’Équipe spéciale recommande-t-elle ?

3. Que va-t-il advenir des OMD ?

4. Quel est le lien avec les ODD et le suivi de la Conférence Rio+20 ?

5. Qui est impliqué dans les consultations sur le Programme de développement pour l’après-2015 ?

6. À quoi ressemblera le processus de l’après-2015 ?


1. Comment le Rapport de l’Équipe spéciale a-t-il été élaboré ?

L’élaboration du Rapport s’est appuyée sur les consultations initiales organisées par l’Équipe spéciale et ses organisations membres avec les États membres, la société civile, le milieu universitaire, les instituts de recherche et le secteur privé.

Toutes les entités de l’Équipe spéciale ont participé à la rédaction et à la finalisation du Rapport, apportant leurs idées et leur expertise dans des domaines spécifiques. L’analyse menée à bien par l’Équipe spéciale conforte le message transmis par les États membres et par d’autres, y compris la Conférence Rio+20, selon lequel le Programme de développement pour l’après-2015 doit continuer de mettre l’accent sur le développement humain et l’éradication de la pauvreté. Il s’appuiera sur les enseignements tirés dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en s’attaquant à de nouveaux défis et en accordant une place centrale au développement durable.

Le Rapport met en exergue des défis nouveaux et des questions urgentes devant être examinés : les impacts environnementaux croissants ; la réduction des risques de catastrophes ; la montée des inégalités, y compris les inégalités entre les sexes et la discrimination basée sur le genre, l’âge, le handicap, l’ethnicité et autres ; la persistance des conflits violents ainsi que les changements démographiques, en termes de croissance démographique, de vieillissement rapide des populations, d’urbanisation accélérée et de poursuite des flux migratoires.

Le manque de connaissances entre et au sein des pays, et les déficits en matière de gouvernance et de responsabilité à différents niveaux, exigent un respect renforcé de l’état de droit. La sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’eau et l’assainissement, l’énergie, et l’accès aux services sanitaires, y compris à la santé procréative, ainsi qu’à une éducation de qualité et à la formation professionnelle, sont d’importance cruciale.

2. Quels objectifs et cibles l’Équipe spéciale recommande-t-elle ?

Le Rapport de l’Équipe spéciale ne tente pas de définir des objectifs et cibles spécifiques à ce stade des discussions. Il établit en revanche une vision pour le développement, en commençant par trois principes fondamentaux – les droits fondamentaux, l’égalité et la durabilité – en tant que fondements du Programme de développement pour l’après-2015.

S’appuyant sur ces principes, l’Équipe suggère quatre dimensions interdépendantes qui pourraient fournir une base pour définir des objectifs et des cibles : un développement économique inclusif, un développement social inclusif, la durabilité environnementale, la paix et la sécurité. Elle identifie une série de moteurs du développement, qui reflètent les interrelations entre les quatre dimensions. Ce qui pourrait aider à orienter la prise de décisions politique et à renforcer la cohérence politique, sans se montrer normatifs ou sombrer dans une approche qui serait appliquée uniformément à tous.

3. Que va-t-il advenir des OMD ?

Les OMD se sont révélés comme un outil puissant pour incarner une vision et un cadre de développement mondiaux partagés, en vue de faire face à la pauvreté et à la faim et de promouvoir le développement humain.

Des progrès significatifs ont été réalisés dans un certain nombre de domaines. Certaines cibles ont été atteintes avant la date prévue. Les progrès ont toutefois été inégaux, au niveau des cibles et au sein et entre les pays et les régions. Les avancées devront donc être consolidées. Il conviendra de lutter contre les lacunes sur le plan de la mise en œuvre.

L’analyse exposée dans le Rapport de l’Équipe spéciale appuie un Programme se concentrant sur l’éradication de la pauvreté et le développement humain, tout en faisant face aux nouveaux défis et en accordant une place centrale au développement durable. Cette approche permettrait d’assurer une continuité forte entre le cadre des OMD et le Programme de développement des Nations Unies pour l’après-2015, y compris des objectifs de développement durable ou « ODD » que la Conférence Rio+20 a appelé de ses vœux.

4. Quel est le lien avec les ODD et le suivi de la Conférence Rio+20 ?

La nécessité de travailler à un Programme de développement mondial pour l’après-2015, qui donne une place centrale au développement durable, est unanimement reconnue. Les conclusions de Rio+20 constituent une étape importante dans cette direction. Cette conférence a lancé un processus intergouvernemental inclusif en vue d’élaborer une gamme d’objectifs de développement durable « devant être cohérents avec le Programme de développement des Nations Unies pour l’après-2015 et s’y intégrer ».

5. Qui est impliqué dans les consultations sur le Programme du développement pour l’après-2015 ?

Certains États membres et organisations régionales ont déjà instauré des initiatives nationales et régionales. Un certain nombre d’organisations de la société civile, de toutes les régions, s’engagent déjà dans le processus pour l’après-2015. Elles ont, entre autres activités, constitué des coalitions mondiales qui travaillent ensemble.

Le milieu universitaire et les autres institutions de recherche ont été particulièrement actifs, une large palette de publications mettant l’accent sur le Programme de développement pour l’après-2015 et de nombreuses conférences étant organisées sur la question. Le secteur privé est également impliqué, y compris le Pacte mondial des Nations Unies. Les consultations menées au niveau national seront un outil majeur à cet égard.

6.   À quoi ressemblera le processus de l’après-2015 ?

Des consultations larges et inclusives sur le Programme de développement des Nations Unies pour l’après-2015 commencent déjà à être organisées, à l’intérieur comme à l’extérieur des Nations Unies, y compris aux niveaux régional et national.

Un certain nombre de processus intergouvernementaux, en plus du suivi de Rio+20, enrichiront les discussions au fil de leur progression, notamment quant à l’identification des domaines prioritaires. Les processus mettront l’accent sur des questions telles que l’état de droit, la migration internationale et le développement, la population et le développement, la réduction des risques de catastrophes, la société d’information, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, entre autres.

Les processus de coopération en matière de développement, le financement en faveur du développement et une stratégie de financement du développement durable seront particulièrement pertinents au niveau de la réflexion sur les moyens de renforcer le partenariat mondial pour le développement en vue d’appuyer la mise en œuvre du Programme de développement pour l’après-2015. Cet automne, l’Assemblée générale examinera le deuxième rapport annuel du Secrétaire général sur l’accélération des progrès en faveur des OMD (mentionnés ci-dessus).

En septembre 2013, au cours de la 68e session, le Président de l’Assemblée générale organisera une manifestation spéciale qui se focalisera spécifiquement sur l’accélération des progrès en faveur des OMD dans la dernière ligne droite avant 2015. Cet événement est considéré comme une étape-clé dans les délibérations sur le Programme de développement des Nations Unies pour l’après-2015.