Lever les barrières

Dans tous les pays du monde, les femmes font face à de multiples obstacles et à une discrimination basée sur le genre sur leur lieu de travail. La discrimination s’instaure très tôt – en fonction de l’éducation que les filles ont reçue, jusqu’à quel âge et du type de travail vers lequel elles sont orientées. Dans les sphères publiques et privées, les femmes sont confrontées à une ségrégation professionnelle et à bien d’autres obstacles – le manque d’accès à la terre, à un capital, à des ressources financières et technologiques ou encore une violence basée sur le genre- dus à des stéréotypes et à une mentalité culturelle. Cette situation leur permet difficilement d’être traitées sur un pied d’égalité avec les hommes dans le monde du travail.

Les obstacles juridiques viennent aggraver encore davantage les inégalités entre les sexes. Bien que des cadres juridiques contre le harcèlement sexuel au travail existent dans 114 économies [1], l’application des législations y afférentes et l’accès aux instances juridiques restent un processus lent et complexe. En outre, dans 155 économies sur 173, il existe au moins une restriction juridique relative au genre limitant l’emploi et l’entrepreneuriat des femmes [2].

 

Où je me tiens : « Certains veulent coucher avec moi avant de signer un contrat »

Sarah Quaye Reeves.  Photo: UN Women/Winston Daryoue
Photo: ONU Femmes/Winston Daryoue

Sarah Quaye Reeves est l’heureuse et fière propriétaire d’un restaurant florissant et devenu plus compétitif depuis que l’enregistrement des entreprises et d’autres services se sont développés dans sa ville. Mais son combat numéro un reste le harcèlement sexuel dont elle fait quotidiennement l’objet de la part de certains de ses clients masculins.

« Le principal combat pour moi, en tant qu’entrepreneuse, est de subir les avances sexuelles quotidiennes des clients masculins et des hommes qui représentent les bureaux auxquels je fournis des services de traiteur. Certains d’entre eux veulent coucher avec moi avant de signer un contrat… » Lire le témoignage de Sarah»


Autres voix :

Traiter les femmes policières du Kosovo sur un pied d’égalité avec leurs homologues masculins

Colonel Taibe Canolli, Director of Personnel and Administration and President of the Association of Women in the Kosovo Police. Photo: UN Women Kosovo/Solène Moutier

Au Kosovo, les postes au sein des forces de police sont principalement considérés comme des emplois destinés aux hommes. En 2010, seuls 12,5 % des agents de police du Kosovo étaient des femmes, et plus du double (33 %) avaient quitté leur poste après leur affectation par rapport à 14 % chez les hommes. Les stéréotypes sexistes et les barrières culturelles constituaient leurs principaux obstacles. Depuis la création de l’Association des femmes policières du Kosovo qui forme et aide les femmes à s’engager dans des postes de direction et à briser les stéréotypes, le pourcentage de femmes au sein des forces de police du Kosovo est passé à 15 %. Lire la suite»


Où je me tiens : « Je me suis déguisée en homme pour pouvoir travailler dans les mines »

Pili Hussein Photo: UN Women/Deepika Nath

Pili Hussein, qui s’est déguisée en homme pour pouvoir accéder aux mines de tanzanite, est devenue la première femme mineure de Tanzanie. Aujourd’hui, elle emploie 70 employés, détient une licence d’exploitation, et souhaite s’assurer que la prochaine génération de femmes mineurs n’ait pas à surmonter les mêmes obstacles qu’elle.

« J’avais 31 ans quand j’ai fui un mari violent et que je me suis rendue aux mines Mererani au pied du Kilimandjaro. Quand j’y suis arrivée, on m’a dit que les femmes n’étaient pas autorisées dans les mines. Je ne savais pas si c’était la loi qui en interdisait l’accès aux femmes ou si les hommes pensaient que les femmes ne pouvaient pas faire ce travail... » Lire la suite »


Questions-réponses : Les femmes en entreprise se considèrent comme des leaders"

Anna Green, CEO of ANZ Lao. Photo: ANZ Lao

Anna Green s'est battue toute sa carrière pour l'égalité dans le monde du travail. Aujourd'hui en tant que PDG de ANZ au Laos, elle se réfère aux Women's Empowerment Principles (WEP's), une initiative de l'ONU Femmes et du Pacte Mondial de l'ONU, pour l'émancipation des femmes et l'amélioration de la diversité en entreprise. Lire plus»


Tous les emplois peuvent être occupés par des femmes

Seychelles, 2017. UN Women/Ryan Brown

Le monde du travail se transforme rapidement. L’éradication de la ségrégation professionnelle doit faire partie du changement. Et aussi»

Notes

[1] Banque mondiale. Les femmes, l’entreprise et le droit, 2016 : Parvenir à l’égalité.

[2] OIT. Les femmes au travail : Tendances 2016. (Genève, 2016a)