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PMA-IV, Istanbul : Les protections sociales et du travail sont essentielles aux travailleuses migrantes

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Date: 12 May 2011

Istanbul— Le sujet de la migration et le développement a été au cœur du débat cette semaine, lors de la Quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA-IV), qui a réuni les 11 et 12 mai des responsables de haut niveau dans l'objectif, en particulier, de discuter sur des défis, des droits et des protections sociales ainsi que du travail des travailleuses migrantes.

“ La migration et le développement suscitent l'attention de plus en plus de secteurs, particulièrement dans la mesure où ils touchent les PMA a déclaré la Secrétaire générale adjointe et Directrice exécutive d'ONU Femmes, Mme Michelle Bachelet, lors d'une manifestation organisée conjointement le 11 mai par ONU Femmes et l'Organisation internationale du travail au sujet des travailleurs d'aide à la personne, des migrations et du développement. “ Pour ONU Femmes, ceci a deux avantages essentiels : protéger les droits des femmes migrantes et leur permettre de contribuer plus pleinement au développement économique.

La manifestation a souligné la nécessité de placer le travail d'aide à la personne, surtout le travail d'aide domestique, au centre du développement et de mettre en œuvre des mesures de protection juridiques et sociales pour les femmes travaillant dans l'aide à la personne domestique, conformément aux dispositions de la Convention de l'OIT, la CEDAW GR. N° 26 sur les travailleuses migrantes et autres normes internationales. L'OIT estime actuellement que les femmes travaillant dans le domaine de l'aide domestique représentent environ de 4 à 10% de la population active des pays en développement et environ 2 % de la main-d'œuvre des pays développés. De plus, le travail domestique — qui souvent n'est pas considéré comme “productif , même s'il est rémunéré et fourni à d'autres personnes, est exclu des protections du travail et sociales dans environ 40% des pays du monde.

Des représentants du gouvernement du Népal, des Philippines et de l'Espagne, et un expert en droit du Canada, prenant la parole dans le cadre du panel de la manifestation, ont présenté les bonnes pratiques pour mettre en œuvre ces protections, mentionnant notamment la couverture du droit du travail et des migrations, les contrats pour les employées domestiques, la formation et le perfectionnement des compétences avant le départ, ainsi que les lois sur la violence à l'égard des femmes, couvrant toutes les travailleuses migrantes.

Lors d'une autre manifestation PMA-IV organisée par ONU Femmes et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) le 12 mai, Mme Bachelet, des représentants du gouvernement des Philippines et du Bénin et des experts sur le terrain, se sont réunis pour discuter des travailleuses migrantes, les transferts de fonds et la planification du développement. Ils ont souligné le besoin d'avoir des données ventilées par sexe et de mener des recherches sur : les transferts de fonds et le développement, les protections des travailleuses migrantes à tous les stades de la migration, les réductions des frais de transfert, les mécanismes de transfert et les investissements sensibles au genre et les investissements de la diaspora dans les initiatives de développement axée sur les femmes. Les intervenants ont par ailleurs proposé d'intégrer ces priorités dans les budgets et les plans nationaux.

Dans les pays où elles existent, les données ou les études soulignent le potentiel inexploité des transferts de fonds par les travailleuses migrantes. Les données du Népal, par exemple, suggèrent que les femmes népalaises travaillant à l'étranger ont procédé à des transferts pour un montant total de 7,6 millions de roupies en 1997, ce qui représente 11 % du total des fonds reçus. Des estimations plus récentes suggèrent que les transferts de fonds des femmes népalaises constituent environ 23 % du PIB du Népal.

“ ONU Femmes maintient sa détermination de renforcer sa collaboration avec les partenaires qui travaillent sur la migration des femmes, les transferts de fonds et le développement, y compris les gouvernements, le secteur privé, l'ONU et les organisations régionales, dans le but d'atteindre des résultats a déclaré Mme Bachelet. “ J'ai tout particulièrement hte d'approfondir le partenariat avec l'OIM et de travailler avec les partenaires de ce panel.

Un mémorandum d'accord entre l'OIM et ONU Femmes, avec un programme de travail cohérent couvrant les travailleuses migrantes aux niveaux mondial, régional et national, sera lancé lors des célébrations du 60e anniversaire de l'OIM en décembre 2011.