Projet soutenu par ONU Femmes pour fournir des services juridiques et médicaux aux veuves rwandaises

Date : 26 July 2011

Women with child in Kigali, Rwanda

Une mère et son enfant au centre communautaire du Village de l espoir à Kigali.Pendant le génocide, les femmes ont été systématiquement violées par des hommes infectés par le VIH dans le cadre d une campagne pour progager le virus. (Photo: ONU)

ONU Femmes soutient un projet au Rwanda pour fournir des services juridiques et médicaux aux veuves qui ont survécu au génocide de 1994. Le projet est spécifiquement axé sur la prestation de services aux veuves porteuses du VIH/SIDA, dont des milliers ont été systématiquement violées par des hommes infectés par le VIH pendant le génocide dans le but de propager le virus.

L'Association des veuves du génocide AVEGA Agahozo au Rwanda a lancé ce projet à Kigali, la capitale du pays, le 23 juin 2011, à l'occasion de la commémoration de la première journée internationale des veuves déclarée par l'ONU. Le projet, Soutien juridique en matière de propriété et de succession destiné aux femmes survivantes du génocide, infectées et affectées par le VIH/SIDA, vise à protéger les droits des veuves et améliorer leur accès aux services juridiques et médicaux, y compris leur accès à la propriété et aux terres. En particulier, 100 assistants juridiques ont été formés pour éduquer les veuves et les survivantes du génocide séropositives sur leurs droits, et fournir des conseils juridiques de base aux victimes bénéficiaires qui demandent des compensations ou impliquées dans des litiges de propriété et de succession, agissant dans de tels cas comme plaidoyers et officier de liaison.

Selon l'Union africaine, plus de 250 000 veuves victimes se sont enregistrées auprès du ministère de la Famille et du Développement des femmes peu après la fin du génocide. La plupart d'entre elles ont perdu non seulement leurs maris, mais aussi leurs propriétés. En 1996, le gouvernement était confronté à environ 400 000 veuves qui avaient besoin d'aide pour être autonomes. Malgré la loi votée en novembre 1999 octroyant aux veuves les droits de succession des terres et des biens de leurs maris, les veuves restent encore ostracisées dans leurs communautés et ont un accès limité aux services.

En outre, pendant le génocide, des milliers de femmes ont été systématiquement violées par des hommes infectés par le VIH dans le cadre d'une campagne pour propager le virus. Sur les 150 000 Rwandais qu'on estime vivre avec le VIH, environ 78 000 sont des femmes. Une étude démographique et sur la santé, menée en 2005 au Rwanda, révèle que les femmes séropositives sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté extrême (50,2 % vivent avec moins de 1 dollar par jour) que les hommes séropositifs (38,6 %).

En réponse à cela, AVEGA met l'accent sur la réhabilitation des femmes restées veuves par le génocide au Rwanda, y compris des mesures d'atténuation de la pauvreté, la réconciliation, la lutte pour la justice et l'accès aux droits de propriété.