Où je me tiens : Abby Wambach

Date : mardi 26 juillet 2016

Abby Wambach. Photo: UN Women/Ryan Brown
Photo: ONU Femmes/Ryan Brown

Quote

Quand on pense être traité de façon injuste, il ne faut pas avoir peur de réagir vivement ; il faut s’affirmer.

Parfois, lorsqu’on fait partie d’un groupe, on ne se rend pas compte que l’on est moins bien traité que d’autres. On a de la reconnaissance. On pense : « Super, je suis bien là. J’ai ma place ! »

Quand j’ai pris ma retraite, j’ai regardé la place que j’avais occupée, et j’ai réalisé que j’avais atteint plus d’objectifs que n’importe quel homme, mais que j’avais gagné beaucoup moins d’argent. Nombreuses sont les femmes athlètes professionnelles qui doivent trouver un nouveau travail quand elles se retirent de la compétition. J’ai pensé : « Eh bien, j’aurais dû demander plus. J’aurais dû m’affirmer davantage ».

Le football est fait pour être joué sur de la pelouse naturelle, pas artificielle. On est plus enclin/e aux blessures sur de la pelouse synthétique; il faut être plus prudent/e et il y a moins d'opportunités de jeu sur surface rapide. La FIFA n'a pas mis de pelouse naturelle dans les stades lors de la Coupe du Monde Féminine de 2015 et nous méritions mieux.

À nous les femmes, la FIFA a versé des salaires 17 à 18 fois inférieurs à ceux des membres de l’équipe masculine qui a remporté la Coupe du monde en 2014.

Le problème ne se limite pas à l’écart entre les rémunérations, il y a aussi celui de l’égalité des chances, et se faire considérer simplement sur un pied d’égalité est déjà un véritable défi. Quand on regarde la rubrique sportive de n’importe quel journal ou site Web, on y voit des hommes qui font du sport. Mon appel à l’action s’adresse aux médias : écrivez plus d’articles sur les sports féminins, assurez-vous que les femmes sont visibles ! »


ODD 5 : Égalité entre les sexes
ODD 8 : Travail décent et croissance économique

Abby Wambach, icône du sport, deux fois médaillée d’or aux Jeux olympiques et championne de la Coupe du monde féminine de la FIFA, a dénoncé l’inégalité des rémunérations à l’occasion de l’événement de haut niveau d’ONU Femmes sur l’égalité des sexes et de l’appel mondial à l’action en faveur de l’égalité des salaires, lors de la 60e réunion de la Commission de la condition de la femme (CSW) des Nations Unies, le 16 mars 2016 à New York. Son récit est directement lié à l’Objectif de développement durable no 5, qui se focalise sur la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, ainsi qu’à l’Objectif de développement durable no 8, qui porte sur la promotion d’une croissance économique partagée et durable, du plein emploi productif et d’un travail décent pour toutes les femmes et tous les hommes, y compris un salaire égal pour un travail de valeur égale.

Lisez plus d'histoires de la série éditoriale « Où je me tiens ».

Pour un monde 50-50 en 2030: Franchissons le pas pour l’égalité des sexes