Informer et sensibiliser

La violence envers les femmes reste invisible aussi longtemps qu'elle n'est pas comprise ou mesurée. Les femmes qui n'ont pas conscience de leurs droits ne peuvent pas les revendiquer. Les hommes qui ne remettent pas en question leur comportement violent ne peuvent pas le modifier. Une fois que la prise de conscience s'accroît, les chances d'arrêter la violence sous toutes ses formes croissent elles aussi.

Nos solutions

Du fait de sa présence dans le monde entier, ONU Femmes est particulièrement bien placée pour savoir comment prévenir la violence et aider ses victimes. Nous avons acquis une connaissance profonde de ce qui fonctionne, des lois nationales les plus globales aux campagnes de sensibilisation les plus efficaces. Nous mettons notre savoir-faire à disposition du nombre grandissant de pays qui combattent la violence, et les aidons à  identifier les stratégies les plus efficaces.

ONU Femmes propose diverses ressources pour améliorer l'offre et l'échange de connaissances. Le Centre virtuel de connaissances pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles explique comment mettre en œuvre les lois, les politiques, les stratégies prometteuses, les leçons acquises, les études de cas de bonnes pratiques, ainsi que les outils de programmation recommandés. Il recense les organisations expertes et offre des informations relatives aux possibilités d'apprentissage.

La base de données mondiale sur la violence à l’égard des femmes est une ressource en ligne conçue pour fournir des informations complètes et à jour sur les mesures de lutte contre la violence à l’égard des femmes que prennent les gouvernements dans les domaines législatif et politique, de la prévention, des services et des données statistiques. Elle constitue également un outil majeur de suivi de la mise en œuvre des objectifs de développement durable et de leurs cibles dans le cadre de la lutte contre la violence à l’égard des femmes.

ONU Femmes travaille également en collaboration étroite avec des organismes apparentés des Nations Unies, par exemple en organisant des réunions d’expertes et experts de haut niveau pour exploiter une base d’éléments factuels de pointe et la tenir à jour. L’inventaire des activités menées par le système des Nations Unies pour mettre fin à la violence contre les femmes est une ressource en ligne conçue pour fournir des informations sur les initiatives entreprises par le système des Nations Unies dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes.

ONU Femmes rassemble des personnes et des organisations du monde entier et les invite à s'investir dans la lutte pour l'élimination de la violence par le biais de la plateforme de mobilisation sociale Dites NON – Tous UNiS pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes. À la fin 2012, cette campagne lancée en novembre 2009 avait inspiré plus de 5,4 millions d'actions pour mettre fin à la violence. La plateforme Dites NON fait partie de la campagne du Secrétaire général Tous UNiS pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes, gérée par ONU Femmes. Elle permet à l'ONU de s'associer à des personnes, à la société civile et aux gouvernements pour sensibiliser l'opinion publique et pour renforcer la volonté politique, les ressources disponibles et les partenariats.

L'une des initiatives nationales a vu le jour dans la capitale de l'Équateur, Quito. ONU Femmes y a soutenu une campagne innovatrice lancée lors de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes en 2011. Elle invitait les femmes et les hommes de tout le pays à partager des témoignages de violence vécue et émettait des recommandations pour progresser vers un monde plus sûr. En trois mois,  les organismes publics, hôpitaux, marchés et universités ont reçu près de 10 000 lettres ou courriels dont environ la moitié faisait état de formes de violence domestique ou autre. Certaines racontaient d'horribles histoires de « traitement par le viol » destiné à « corriger » l'homosexualité.

Cette campagne, soutenue par ONU Femmes en partenariat avec la municipalité de Quito et l'agence allemande de coopération au développement, a suscité un débat public de grande envergure dont la couverture médiatique a touché plus de 5 millions de personnes. Des lettres ont été lues à la télévision aux heures de grande audience, et les chaînes de radio et de télévision ont offert l’équivalent de plus de 2 millions de dollars américains de temps d'antenne gratuit pour la diffusion des messages de la campagne. En outre, la grande visibilité de ce problème longtemps laissé dans l'ombre a convaincu un groupe d'avocats féministes de poursuivre à titre gracieux un juge notable accusé de harcèlement.