ONU Femmes - Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

Foire aux questions

  1. Que va-t-il advenir des OMD ?
  2. Quel est le lien avec les ODD et le suivi de la Conférence Rio+20 ?
  3. Quel est le rôle des Nations Unies dans les ODD ?
  4. Qui est impliqué dans les consultations sur le Programme de développement pour l’après-2015 ?
  5. À quoi ressemblera le processus de l’après-2015 ?
  6. Quel est le rôle d’ONU Femmes dans le Programme de développement pour l’après-2015 ?

1. Que va-t-il advenir des OMD ?

Les OMD devant venir à terme en 2015, des études ont montré qu’ils avaient entraîné des progrès significatifs mais que leurs résultats s’étaient avérés irréguliers. Désormais, nous devons donc nous appuyer sur les réalisations des OMD tout en évitant de perpétuer leurs lacunes.

Les OMD ont accéléré les progrès vers la réduction de la pauvreté et de la faim, ainsi que vers la promotion de l’éducation, de l’égalité des sexes, de la santé, de l’eau potable et de l’assainissement. Ils ont retenu l’attention à l’échelle mondiale, suscité des actions et rendu les gouvernements responsables de leurs actes, ils ont mobilisé des ressources indispensables, et ils ont favorisé l’adoption de nouveaux programmes et de nouvelles lois et politiques, ainsi que la collecte de données. Et ils continuent à faire tout cela.

Néanmoins, les OMD ne se sont pas suffisamment attaqués aux problèmes structurels. Par exemple, les OMD relatifs à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes ont ignoré des questions fondamentales telles que le droit des femmes à la propriété foncière, le partage inégal des responsabilités de garde et des responsabilités domestiques, ou la violence envers les femmes et les filles. Il nous faut désormais adopter une approche plus complète.

Toutefois, nous devrions aussi retenir les enseignements importants que nous pouvons tirer des OMD. Par exemple, l’une de leurs caractéristiques essentielles était l’inclusion de cibles et d’indicateurs permettant le suivi des performances. ONU Femmes se fait l’écho du large consensus affirmant que cette caractéristique doit être maintenue et renforcée dans le nouveau cadre, et propose des indicateurs pour chaque cible en vue de suivre et d’évaluer les changements. Ces indicateurs sont basés sur des normes adoptées à l’échelle internationale, et ils ont été choisis en fonction de leur pertinence, de leur validité méthodologique et de leur caractère mesurable. En outre, une véritable révolution sera essentielle en ce qui concerne les données. Des données exactes devront nous arriver à temps pour nous permettre de suivre les progrès accomplis, d’évaluer la situation et de définir de nouvelles stratégies.

2. Quel est le lien avec les ODD et le suivi de la Conférence Rio+20 ?

La nécessité de travailler à un Programme de développement mondial pour l’après-2015, qui donne une place centrale au développement durable, est unanimement reconnue. Les conclusions de Rio+20 constituent une étape importante dans cette direction. Cette conférence a lancé un processus intergouvernemental inclusif en vue d’élaborer une gamme d’objectifs de développement durable « devant être cohérents avec le Programme de développement des Nations Unies pour l’après-2015 et s’y intégrer ».

Le document final de Rio+20 appelait à la création d’un Groupe de travail ouvert (GTO) dédié aux Objectifs de développement durable (ODD). Ce GTO est co-présidé par les Représentants permanents de la Hongrie et du Kenya. Il se trouve actuellement dans une phase de collecte d’informations et d’inventaire. D’ici au printemps 2014, le GTO commencera à rédiger une section narrative et à discuter de propositions relatives aux ODD, en vue de présenter un rapport à l’Assemblée générale en septembre 2014.

Le document final de Rio recommandait également la création d’un Comité intergouvernemental d’experts pour une stratégie de financement du développement durable, qui doit présenter un rapport sur les options efficaces pour une stratégie de financement du développement durable d’ici à septembre 2014.

3. Quel est le rôle des Nations Unies dans les ODD ?

Le document final de Rio demandait au système des Nations Unies d’apporter une aide technique au GTO. L’Équipe spéciale de l’ONU, co-présidée par le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (DESA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a créé l’Équipe d’appui technique (TST), qui rédige des dossiers thématiques consacrés aux domaines de travail du GTO. Plus de 25 domaines sont concernés. Il est prévu que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes seront abordées en février 2014. En outre, l’Équipe spéciale de l’ONU a mis sur pied des groupes de travail consacrés au suivi et à l’établissement d’objectifs, au partenariat mondial, et au financement du développement durable.

Par le biais de son Groupe de travail OMD, le Groupe des Nations Unies pour le développement (GNUD) a favorisé le dialogue national dans plus de 80 pays et a organisé onze consultations thématiques mondiales multipartites consacrées aux questions suivantes : les inégalités ; la santé ; l’éducation ; la gouvernance ; les conflits et la fragilité ; la croissance et l’emploi ; la durabilité environnementale ; la faim, la nutrition et la sécurité alimentaire ; la dynamique des populations ; l’énergie ; et l’eau.

4. Qui est impliqué dans les consultations sur le Programme du développement pour l’après-2015 ?

Certains États membres et organisations régionales ont déjà instauré des initiatives nationales et régionales. Un certain nombre d’organisations de la société civile, de toutes les régions, s’engagent déjà dans le processus pour l’après-2015. Elles ont, entre autres activités, constitué des coalitions mondiales qui travaillent ensemble.

Le milieu universitaire et les autres institutions de recherche ont été particulièrement actifs, une large palette de publications mettant l’accent sur le Programme de développement pour l’après-2015 et de nombreuses conférences étant organisées sur la question. Le secteur privé est également impliqué, y compris le Pacte mondial des Nations Unies. Les consultations menées au niveau national seront un outil majeur à cet égard.

Le grand public prend également part. Le 10 Septembre 2013, le GNUD a lancé le rapport « A Million Voices: Le monde que nous voulons » , qui résume les conclusions des consultations publiques et des enquêtes qui ont impliqué plus de 1,3 millions de personnes des 193 États membres des Nations Unies. Plus de 300.000 personnes ont participé à des réunions dans 88 pays et à une série de 11 consultations en ligne sur la plateforme web WorldWeWant2015. Près d'un million de personnes ont participé à travers l’enquête MY World 2015, en utilisant des technologies de téléphonie mobile, des messages SMS et de vastes interactions hors ligne, par le biais d'un réseau de plus de 700 partenaires de la société civile.

5.   À quoi ressemblera le processus de l’après-2015 ?

Des consultations larges et inclusives sur le Programme de développement des Nations Unies pour l’après-2015 commencent déjà à être organisées, à l’intérieur comme à l’extérieur des Nations Unies, y compris aux niveaux régional et national.

Un certain nombre de processus intergouvernementaux, en plus du suivi de Rio+20, enrichiront les discussions au fil de leur progression, notamment quant à l’identification des domaines prioritaires. Les processus mettront l’accent sur des questions telles que l’état de droit, la migration internationale et le développement, la population et le développement, la réduction des risques de catastrophes, la société d’information, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, entre autres.

Les processus de coopération en matière de développement, le financement en faveur du développement et une stratégie de financement du développement durable seront particulièrement pertinents au niveau de la réflexion sur les moyens de renforcer le partenariat mondial pour le développement en vue d’appuyer la mise en œuvre du Programme de développement pour l’après-2015. Cet automne, l’Assemblée générale examinera le deuxième rapport annuel du Secrétaire général sur l’accélération des progrès en faveur des OMD (mentionnés ci-dessus).

En septembre 2013, au cours de la 68e session, le Président de l’Assemblée générale organisera une manifestation spéciale qui se focalisera spécifiquement sur l’accélération des progrès en faveur des OMD dans la dernière ligne droite avant 2015. Cet événement est considéré comme une étape-clé dans les délibérations sur le Programme de développement des Nations Unies pour l’après-2015.

6.  Quel est le rôle d’ONU Femmes dans le Programme de développement pour l’après-2015 ?

ONU Femmes fait partie de l’Équipe spéciale des Nations Unies qui a été créée par le Secrétaire général de l’ONU à l’automne 2011 pour coordonner les préparatifs de l’ensemble des instances de l’ONU en vue de l’élaboration d’un programme onusien de développement pour l’après-2015. ONU Femmes contribue aux travaux de l’Équipe d’appui technique et d’autres groupes de travail qui apportent un soutien fonctionnel et technique au GTO. De plus, ONU Femmes plaide aux côtés des États Membres pour l’intégration de perspectives de genre dans le futur programme de développement.

John Hendra, Directeur exécutif adjoint d’ONU Femmes, est membre du groupe de coordination informel sur le programme de développement pour l’après-2015, et il copréside le Groupe de travail OMD du GNUD avec le PNUD. Lakshmi Puri, Directrice exécutive adjointe d’ONU Femmes, dirige les actions destinées à inciter l’ensemble des organes de l’ONU à appuyer l’intégration du genre dans le programme pour l’après-2015 avec l’aide du Réseau interinstitutions des Nations Unies pour les femmes et l’égalité des sexes, du Comité de haut niveau chargé des programmes, et du Comité exécutif pour les affaires économiques et sociales.

ONU Femmes et l’UNICEF ont dirigé ensemble la Consultation thématique mondiale sur la lutte contre les inégalités, qui bénéficiait du soutien des gouvernements du Danemark et du Ghana. Un rapport final et un ensemble de recommandations tirés des résultats d’une vaste consultation multipartite ont ainsi été présentés et débattus lors d’une consultation de haut niveau qui s’est tenue à Copenhague, au Danemark. À l’issue de cette réunion, dans sa déclaration, le président a souligné plusieurs recommandations visant à combattre les causes d’inégalités, et il a lancé un appel pour que l’inégalité et l’égalité des sexes fassent l’objet d’un objectif distinct, et pour que l’inégalité liée au genre ainsi que les autres principales formes d’inégalités soient intégrées à tous les autres objectifs.

En juillet 2013, ONU Femmes a publié une déclaration de principes pour un objectif distinct relatif à l’égalité des sexes. Dans ce document, ONU Femmes appelle à l’adoption d’un programme de développement pour l’après-2015 qui soit fondé sur les normes relatives aux droits de l’homme que les gouvernements se sont déjà engagés à respecter et qui peuvent transformer la vie des femmes et des filles. ONU Femmes y propose un objectif distinct pour l’égalité des sexes (ainsi que l’intégration marquée de l’égalité des sexes dans les autres objectifs), qui comprendrait trois éléments stratégiques : une vie à l’abri de la violence pour les femmes et les filles ; l’égalité des sexes face à la répartition des capacités et des ressources ; et l’égalité des sexes dans les domaines de la libre expression, du leadership et de la participation. Une liste de domaines cibles et d’indicateurs possibles est proposée en regard de chacun de ces éléments fondamentaux.