Bienvenue en Equiterra, le pays où l’égalité des sexes est une réalité

Date : 03 mars 2020

FLASH INFO : Nous avons trouvé un pays qui est parvenu à l’égalité des sexes !

En Equiterra, tous les habitants ont des droits égaux et des chances égales, quel que soit leur sexe. Les femmes et les filles se sentent en sécurité lorsqu’elles marchent sur la voie publique la nuit tombée. Elles reçoivent le même salaire que les hommes pour un travail de valeur égale.

Hommes et femmes se partagent les tâches ménagères et les responsabilités familiales chez eux et ils peuvent se procurer des services de garde de qualité à des prix abordables ! N’est-ce pas fabuleux ?

Personne ne parle plus d’un quota « d’au moins 30 pour cent » de femmes parmi les responsables politiques en Equiterra : les hommes et les femmes sont représentés à parité dans des instances politiques, dans les conseils d’administration et sur les lieux de travail. Les femmes ont tout autant leur mot à dire dans les décisions qui concernent leur vie, leur corps, leurs politiques et leur environnement. Les filles sont aussi valorisées que les garçons et les personnes de tous les sexes et types de sexualité se sentent en sécurité et sur un pied d’égalité.

C’est à cela que ressemble l’égalité des sexes ! Joignez-vous à nous pour visiter sa capitale grouillante d’activité !

Credit: UN Women/Ruby Taylor

RETOUR À LA RÉALITÉ !

Equiterra n’existe que dans notre imagination, mais c’est un lieu que nous pouvons toutes et tous aspirer à bâtir.

À ce jour, aucun pays au monde n’a atteint l’égalité des sexes.

Il y a 25 ans, 193 pays se sont réunis à l’occasion de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes et ont promis de prendre des mesures qui garantissent l’égalité des sexes. Ils ont signé la feuille de route la plus complète au monde ayant pour destination « l’égalité des sexes » : le Programme d’action de Beijing. Depuis, beaucoup de progrès ont été accomplis, mais nombreuses sont les promesses qu’il reste encore à tenir.

1. Avenue Sans-Stéréotype

Credit: UN Women/Ruby Taylor

Si vous demandez à une petite fille qui marche le long de l’avenue Sans-Stéréotype ce qu’elle voudrait devenir quand elle sera grande, elle pourrait vous dire : Je peux devenir tout ce que bon me semble : une scientifique, une ingénieure, une juge de la Cour suprême, une championne olympique, une artiste ou une astronaute : même le ciel n’est pas la limite quand il s’agit de rêver grand.

Le mot stéréotype n’a plus de sens dans ce pays. Les gens soutiennent la fille aux ambitions de joueuse professionnelle de football, au lieu de s’interroger sur ses capacités. Les enseignants encouragent tous leurs élèves à choisir des matières scientifiques, au lieu de supposer que les filles ne s’y intéresseront pas. 

En Equiterra, on se félicite de la diversité, au lieu de la craindre, et une culture de tolérance domine les mentalités.


Retour à la réalité

  • Dès l’âge de 6 ans, les filles considèrent déjà les garçons plus susceptibles de se révéler doués et d’être plus aptes à des activités « vraiment, vraiment intelligentes » que leur propre sexe.
  • Seulement 30 pour cent des chercheurs dans le monde sont des femmes

2, Ruelle Sans-Violence

Violence-Free Alley
Credit: UN Women/Ruby Taylor

Dans la ruelle Sans-Violence, deux femmes discutent de leur journée au travail en marchant. 

« J’ai été traitée avec respect et on a écouté tout ce que j’avais à dire au cours de cette réunion aujourd’hui », dit l’une. 

« Je peux en dire autant », dit l’autre. 

En Equiterra, il est fréquent que les femmes se sentent réunies par des expériences communes d’autonomisation et d’égalité, plutôt que par des expériences partagées de harcèlement et d’abus sexuels.

Elles ne font pas constamment l’objet de harcèlement sexuel au travail ou quand elles se promènent dans la rue. On ne leur dit pas de marcher leur clé fichée entre les doigts au cas où elles seraient attaquées, ni de s’inquiéter des jugements que l’on pourrait porter sur leur compte en raison des vêtements qu’elles portent. Le féminicide est une notion inconnue : ici les femmes sont valorisées et respectées.

Les cas de violence domestique sont rares, car celle-ci est sanctionnée par l’existence de lois sévères et de services de soutien aux victimes. Puisque l’égalité des sexes est la norme, la dynamique de pouvoir qui s’exerce entre partenaires intimes n’a rien d’opprimant ni de délétère.


Retour à la réalité

  • À l’échelle mondiale, 17.8 pour cent des femmes sont victimes de violences sous les coups d’un partenaire intime, et dans la plupart des pays où des chiffres sont disponibles, moins de 40 pour cent des femmes victimes de violence demandent de l’aide.
  • En 2017, plus de la moitié (58 pour cent) de toutes les femmes victimes d’homicide volontaire ont été tuées par un membre de leur famille, soit 137 femmes chaque jour.

3. Rue de l’Égalité salariale

Equal Pay Street
Credit: ONU Femmes/Ruby Taylor

Dans la rue de l’Égalité salariale (et partout ailleurs en Equiterra), l’égalité salariale pour le travail de valeur égale pour les femmes et les hommes est un fait. Il n’existe pas de barrières systémiques qui empêchent les femmes de progresser, et vu qu’elles sont incitées à faire carrière dans tous les secteurs, la notion de « travail de femme » ou de « travail d’homme » n’existe pas. Les femmes continuent de gravir les échelons jusqu’à occuper des postes de direction dans tous les secteurs. 

Dans la mesure où les responsabilités familiales et les tâches ménagères sont partagées également, les femmes n’ont pas à craindre que leurs choix familiaux se répercutent sur la façon dont elles sont considérées au travail et qu’ils les limitent dans leur capacité à progresser.

Le congé parental unifié existe dans tous les secteurs. Les pères prennent un congé parental autant que les mères, et ils aiment s’occuper de leurs enfants. Les employeurs acceptent d’aménager l’emploi du temps de ceux qui ont des responsabilités familiales.

De surcroît, en Equiterra, le niveau du salaire minimum est fixé pour fournir un revenu décent et il existe des services de garde de qualité et abordables pour ceux qui en ont besoin. C’est ainsi qu’hommes et femmes sont en mesure de contribuer à parts égales à une économie prospère et que les enfants grandissent heureux et en bonne santé. 


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4. Usine de recyclage de la Masculinité délétère

Inclusion square
Credit: ONU Femmes/Ruby Taylor

Comme dans toute civilisation, les habitants d’Equiterra sont affectés par l’histoire humaine, notamment les idées patriarcales des rôles dévolus à chaque sexe et ce que cela signifie d’être un garçon ou une fille, une femme ou un homme, une personne transgenre ou une personne non conforme. 

Au lieu de se conformer à ces stéréotypes historiques basés sur le genre qui limitent les hommes et les femmes depuis des générations, les habitants d’Equiterra remettent en question la masculinité et ses effets délétères. Dans l’usine de recyclage de la Masculinité délétère, grâce à des initiatives innovantes de dialogue et d’apprentissage, les comportements délétères sont transformés en des attitudes qui perpétuent l’égalité des sexes. 

Les attentes en vertu desquelles les hommes et les garçons devraient s’abstenir de montrer leurs émotions ou affichent une agressivité naturelle se voient ainsi supplantées par des attitudes plus saines qui respectent le droit de chacun à vivre en phase avec sa véritable identité et l’éventail complet d’émotions, de rêves et de capacités qui l’accompagne. Les définitions binaires du genre se transforment en une panoplie d’identités et d’expressions du genre. 

Libérés de l’oppression exercée par des rôles sexospécifiques, les habitants d’Equiterra ne sont pas freinés par les formes dominantes de la masculinité, et s’en trouvent plus heureux et dans une meilleure santé mentale que dans toute autre société.


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5. Place de l’Inclusion

Inclusion square
Credit: ONU Femmes/Ruby Taylor

Deux hommes sont debout côte à côte, à regarder leur fils en train de jouer au terrain de jeux. Le petit garçon s’est lié d’amitié avec un enfant dans un fauteuil roulant et une autre petite fille. Ils jouent à faire semblant : ils sont tous des chevaliers en train de protéger leur château contre des ennemis imaginaires. 

La place de l’Inclusion est le lieu où on se retrouve en famille et entre amis pour se détendre et passer du temps en plein air. C’est un espace public dont chacun peut profiter. Il est accessible aux personnes en situation de handicap. Les gens ne se sentent pas jugés et ne font pas l’objet de discrimination en raison de leur orientation sexuelle, de leur origine ethnique, de leur religion ou de leur statut socio-économique. Ici, chacun se sent le bienvenu et intégré. Ici, chacun est en sécurité et en mesure de passer de bons moments. 


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  • Quelque 68 pays ont des lois qui érigent en infraction pénale les rapports sexuels entre partenaires consentants du même sexe, rapports qui, dans 11 de ces pays, sont passibles de la peine de mort.
  • Moins de 5 pour cent des enfants et des jeunes en situation de handicap ont accès à l’éducation et à la formation, et les filles et les jeunes femmes en situation de handicap sont confrontées à encore plus d’obstacles pour participer à la vie sociale et au développement.[i]

6. Rue de l’Action climatique

Climate action street
Credit: ONU Femmes/Ruby Taylor

En Equiterra, personne ne nie le changement climatique. Chacun fait son possible pour protéger la terre et agit pour arrêter la hausse des températures et la destruction des ressources naturelles. Le long de la rue de l’Action climatique, on peut voir des poubelles de recyclage et de compost. Y circulent des moyens de transport en commun durables et sûrs qui réduisent le besoin pour chacun de posséder et d’utiliser une voiture. La mode vestimentaire du durable et du recyclé est du dernier cri, ce qui réduit les déchets.

Et on voit des femmes qui mènent la charge, au même titre que des hommes. Les femmes chefs d’entreprise et de gouvernement ont joué un rôle décisif dans l’élaboration des politiques publiques de protection de l’environnement. En intégrant les expériences, le talent et les perspectives des femmes, Equiterra a trouvé de nouveaux moyens de réduire durablement l’empreinte carbone du pays et ses déchets alimentaires. 


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7. Avenue de la Représentation paritaire

Equal Representation Avenue
Credit: ONU Femmes/Ruby Taylor

L’avenue de la Représentation paritaire est bordée de quelques-unes des institutions les plus importantes du pays : le siège du gouvernement, de grandes entreprises, les bureaux d’un grand journal et les locaux d’une station de télévision.

Les équipes de direction de chacune de ces structures sont à parité entre les sexes : ils sont représentés à parts égales au Parlement, et les conseils d’administration sont composés de femmes et d’hommes de divers horizons, œuvrant à l’atteinte d’objectifs communs. Les stéréotypes néfastes et le sexisme sont absents dans les médias.


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8. Boulevard de l’Éducation

Education Boulevard
Credit: ONU Femmes/Ruby Taylor

En Equiterra, l’éducation est une priorité absolue. Dans les cours d’école, on voit des jeunes, filles et garçons, en train de lire des livres d’histoire remplis de récits expliquant comment les hommes et les femmes du pays ont façonné la communauté et la culture qui sont les leurs.

Les enfants vont à l’école sans s’y sentir en danger, et les filles et garçons se partagent les tâches ménagères. Ils ont accès à tous les livres et à tous les moyens technologiques dont ils ont besoin pour apprendre et s’épanouir.

Les filles apprennent les sciences et les mathématiques sans avoir à affronter la présomption que ces matières ne leur sont pas destinées. Les garçons apprennent les matières littéraires et les arts, ainsi que l’importance de l’égalité des sexes. Le mariage d’enfants, qui déscolarise les filles pour devenir des épouses, n’existe pas. 


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9. Avenue de la Liberté

Credit: UN Women/Ruby Taylor

La liberté est l’un des principes fondamentaux de la vie à Equiterra. La liberté d’expression et de mouvement, la liberté de choisir son identité et la liberté de choisir le nombre d’enfants que l’on souhaite avoir et de disposer de son propre corps. 

L’avenue de la Liberté est longée de ressources pour guider certains de ces choix. On y trouve l’accès à des services d’information en matière de planification familiale sûre et volontaire. Une éducation complète sur la sexualité et sur la santé et les droits sexuels et reproductifs fait partie des programmes scolaires et est mise à la disposition de tous.

En Equiterra, puisque chacun dispose de l’autonomie nécessaire pour avoir accès à ces informations et à ces services, les couples et les individus peuvent planifier s’ils veulent des enfants, quand et combien, les femmes peuvent finir leurs études, faire carrière et jouir d’une meilleure santé. Elles maîtrisent l’encadrement des politiques et des budgets de santé qui affectent leur vie.

Chaque femme et chaque fille, jeune ou vieille, peut obtenir un dépistage du VIH et se faire soigner sans stigmatisation ni discrimination. En Equiterra, les systèmes de santé publique sont entièrement financés et dotés en personnel à partir de fonds publics : le ticket modérateur est bel et bien révolu.


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Maintenant que vous avez découvert Equiterra, joignez-vous à la #GénérationÉgalité pour en faire une réalité au sein de votre cercle familial, de votre communauté et de votre pays.