La violence à l’égard des femmes

Selon un examen international des données disponibles mené en 2013, 35 pour cent des femmes dans le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles exercées par un partenaire intime, ou des violences sexuelles infligées par un partenaire non intime. Toutefois, certaines études sur la violence à l'échelle nationale indiquent que jusqu’à 70 pour cent des femmes ont subi dans leur vie des violences physiques et/ou sexuelles exercées par un partenaire intime.

Pour lutter efficacement contre la violence à l’égard des femmes, il faut créer une approche globale faisant intervenir de nombreux facteurs. Elle doit contribuer au développement de lois et de politiques, aux services de prévention et d’assistance et au changement des normes et des comportements des hommes et des garçons, et inclure des activités de collecte et de recherche de données. La sensibilisation et les campagnes sur l’étendue et l’impact de la violence représentent une composante importante des initiatives de prévention, mais elles doivent être soutenues par des programmes éducatifs et par une mobilisation des communautés afin d’obtenir des résultats durables.

L’élimination de la violence à l'égard des femmes est l’une des priorités majeures d'ONU Femmes, en s’appuyant pour ce faire sur des programmes ayant pour objectif de lutter contre cette pandémie à l’échelle mondiale. ONU Femmes aide à élargir l’accès à des mesures d’intervention multisectorielles de qualité pour les victimes d’actes de violence, qui couvrent les domaines de la sécurité, du logement, de la santé, de la justice et d’autres services essentiels. Nous appelons à la création de lois et nous contribuons à l’orientation de politiques et de plans d’action pour soutenir l’intensification des investissements dans la prévention – les moyens à long terme les plus rentables pour stopper la violence à l’égard des femmes en nous attaquant à ses causes fondamentales.

Au Rwanda, les hommes œuvrent pour changer les comportements et pour lutter contre la violence sexiste

ONU Femmes travaille avec le Men’s Resource Centre (centre de ressources pour les hommes) en vue de réduire la violence contre les femmes dans les foyers au Rwanda, un pays où 48 pour cent des femmes âgées de 15 à 49 ans sont victimes de la violence sexiste. La coopérative des hommes organise des sessions de formation qui promeuvent des concepts positifs de la masculinité et de la féminité et qui examinent les normes culturelles affectant l’égalité des sexes. Grâce à la coopérative, 3 000 dirigeants locaux provenant de tous les niveaux du gouvernement ont suivi des formations sur les droits humains des femmes et sur la violence sexiste.

Des jeux d’enfants : une nouvelle direction pour mettre fin à la violence sexuelle

«Personne n'a le droit de toucher notre corps! Personne ! », chante un groupe de jeunes enfants lors d'une session de formation qui utilise la musique et des jeux pour aider les jeunes à reconnaître les abus et dire non au harcèlement sexuel dans leurs communautés. Au Caire, ce projet pilote appuyé par ONU Femmes et les partenaires locaux, fait partie d'un vaste programme de Villes sûres qui a débuté en 2011 pour prévenir et répondre à la violence sexuelle dans les espaces urbains.

Ce que dit la Déclaration de Beijing sur la violence à l’égard des femmes
Lisez notre kit de rédaction Gros plan sur la violence de Beijing+20

Retournez à notre kit de rédaction au sujet de la violence à l’égard des femmes, a l’occasion du 25 Novembre 2014

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Thaïlande : Lutter contre la violence domestique

La violence domestique est une réalité tragique dans la vie de millions de femmes. Mais en Thaïlande, de nouveaux efforts sont déployés pour mieux protéger les femmes de la violence commise par leur partenaire en formant des cadets de police à enquêter sur la violence domestique réalisée par UNTV pour ONU Femmes, cette vidéo suit une jeune cadette alors qu’elle s’apprête à clore son premier dossier sur un cas d’abus.