Où je me tiens : Rubia Aktar

Date : mercredi 14 septembre 2016

Rubia Akter.  Photo: UN Women/Tapati Saha
Photo: ONU Femmes/Tapati Saha
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J’ai émigré à Abu Dhabi en 2011, à la recherche d’une vie décente. Dès mon arrivée, j’ai réalisé que ce n’était pas le travail que l’on m’avait promis. Pendant six mois, je me suis occupée des travaux domestiques chez des particuliers. Le salaire n’était pas suffisant, je n’avais pas de temps de repos et il n’y avait pas de toilettes.

J’ai fini par trouver un autre emploi pour lequel je pouvais utiliser mes compétences en couture. Cependant, mon passeport était resté avec mon ancien employeur et mon visa était uniquement valide pour les travaux domestiques — ce que je n’avais pas réalisé lorsque je suis arrivée dans le pays. Je suis revenue les mains vides au Bangladesh. Je n’avais pas d’économies et ne savais pas ce que j’allais faire.

Un jour, j’ai rencontré une agente de développement communautaire qui travaillait avec les femmes migrantes revenues au pays. Elle m’a dit que nous pouvions bénéficier d’une subvention pour lancer une affaire. Avec son aide, j’ai fait une demande de subvention avec quatre autres femmes ayant reçu une formation en couture, et notre dossier a été accepté ! Nous avons reçu de la part de la municipalité une subvention de 50 000 Tk. (637 USD) pour démarrer notre affaire de couture ainsi que notre permis pour exercer notre activité.

Je gagne désormais suffisamment d’argent pour joindre les deux bouts et faire des économies tous les mois. Nous avons fait un bénéfice de 12 000 Tk. (environ 153 USD) lors de notre première année. Avec plus de capital, nous voulons développer notre affaire.

Je rêve toujours de partir à l’étranger, mais si je repars, je m’assurerai d’être bien informée.


ODD 8 : Travail décent et croissance économique

Rubia Akter, âgée de 28 ans, est propriétaire d’un petit atelier de couture à Betila, dans le district de Manikganj, au Bangladesh, où ONU Femmes a dispensé des formations de réinsertion économique et proposé de l’aide à l’obtention de subventions dans le but d’établir des coopératives dans le cadre du projet « Promotion pour le travail décent à travers une politique de migration améliorée et son application au Bangladesh » (Promoting Decent Work through Improved Migration Policy and its Application in Bangladesh), financé par la Coopération suisse au développement. Son travail s’inscrit directement dans l’Objectif de développement durable n° 8 qui est centré sur la promotion d’une croissance économique pour toutes et tous et le soutien de la productivité, de la création d’emplois décents, de l’entrepreneuriat et de l’amélioration des conditions de travail des micro-, petites et moyennes entreprises.

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