Où je me tiens : « Je suis heureuse du changement que j'ai pu apporter »

Priyanka Kumari, 21 ans, est facilitatrice au Centre pour l’autonomisation des femmes de la ville de Dungarpur, dans le district de Dungarpur, au Rajasthan, en Inde. Elle travaille sans relâche à la lutte contre l'analphabétisme et le manque d'accès à l'information.

Date : vendredi 9 novembre 2018

Priyanka Kumari. Photo: Pragya/Chitranka Banerjee
Priyanka Kumari. Photo: Pragya/Chitranka Banerjee
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Quand j'étais en classe de première et qu'il n'y avait pas assez d'argent pour que j'aille à l'école, j'ai abandonné. J'ai poursuivi mes études à la maison en prenant les notes de mes amies et en empruntant des livres. C’est ainsi que je n'ai pas perdu le lien avec mes études et je suis retournée à l’école dès que j’ai eu les moyens de le faire.

Je poursuis actuellement mes études tout en travaillant au Centre d'autonomisation des femmes.

À Pragya, j’ai eu l’occasion d’aider des femmes à trouver un emploi, de leur faire comprendre pourquoi l’éducation est importante et pourquoi il importe de lutter contre toutes les formes de violence ou le déni de leurs droits. En 2018, j'ai déjà pu apporter mon aide à 77 femmes.

Dans mon village, Chak Mahori, le groupe de femmes a signalé une réduction du nombre de mariages d'enfants, de l'abus d'alcool et des violences. De plus en plus de filles poursuivent leurs études, comme je peux le constater d’après mes propres discussions avec les femmes de mon village. Je suis heureuse de travailler avec les membres de ma communauté, et de leur faire connaître les offres d'emploi disponibles.

Il y a trois mois, une fille que j'avais aidée a eu la possibilité de travailler dans une organisation en tant qu'assistante administrative. Une autre fille a commencé à travailler pour une ONG. Et quelques autres ont rejoint un organisme pour apprendre à faire de la couture. Je suis heureuse du changement que j'ai pu apporter dans leurs vies.

Les réunions de groupes de femmes sont très utiles pour prévenir la violence. Les femmes se réunissent pour discuter de divers sujets et trouver des solutions à leurs problèmes. Les actions de sensibilisation aident les femmes à prendre conscience de leurs droits et à se sentir autonomes. Des informations sur divers sujets doivent être fournies aux femmes, en particulier sur les mécanismes de soutien disponibles, les programmes destinés aux femmes, la loi et la législation. »



ODD 4 : Éducation de qualité
ODD 5 : Égalité entre les sexes

Priyanka Kumari est facilitatrice dans l'un des 10 Centres d'autonomisation mis en place dans cinq États indiens pour informer les femmes des zones rurales sur leurs droits, les dispositions légales et les services de soutien socio-juridique disponibles. Les lignes d'assistance du centre aident les appelants à signaler les actes de violence et fournissent des services de conseil, d'orientation et d'autres services de soutien. Au total, les centres ont accueilli 5 858 visiteurs en 2017, tandis que les lignes d’assistance ont aidé 2 806 appelants. Ces centres font partie d’un programme global de prévention de la violence à l’égard des femmes appartenant à des minorités ethniques, appuyé par le Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies dont le but est d’éliminer la violence à l’égard des femmes, géré par ONU Femmes au nom du système des Nations Unies. Le témoignage de Priyanka est lié à l'Objectif de développement durable 5 (ODD) sur l'égalité entre les sexes et l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles, et à l'ODD 4 sur l'éducation, l'alphabétisation et l'apprentissage tout au long de la vie.