Normes et règles mondiales

Un certain nombre de normes et de règles approuvées par la communauté internationale associent les questions de genre à l’action humanitaire. Les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies 1325, 1820, 1888, 1889, 1960, 2106 et 2122 font partie des principales normes et défendent les femmes, la paix et la sécurité.

En 2010, la Charte humanitaire et les standards minimums de l’intervention humanitaire a été mise à jour pour mieux définir les standards minimums de l’action humanitaire et ainsi améliorer l’assistance apportée aux personnes affectées par les crises, en particulier les femmes et les filles. La Charte est approuvée par le principal organisme de coordination humanitaire des Nations Unies, le Comité permanent interorganisations.

De plus, le Conseil économique et social des Nations Unies a adopté en 2012, 2013 et 2014 les résolutions E/RES/2012/3E/RES/2013/6 et E/RES/2014/2, qui reconnaissent que l’action humanitaire peut être renforcée par l’intégration d’une perspective de genre dans tous les aspects des interventions humanitaires, et il a adopté en 2014 la résolution E/RES/2014/13 sur le renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence fournie par les organismes des Nations Unies.

En 2012, la Commission de la condition de la femme (CSW) a adopté la résolution 56/2, qui appelle à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes dans tous les aspects des interventions mises en place face aux catastrophes naturelles. En 2014, cet appel a été suivi par un rapport du Secrétaire général sur l’avancement de sa mise en œuvre et par une nouvelle résolution de la CSW, la résolution 58/2 qui inclut des recommandations complémentaires à l’attention des gouvernements.

En 2014, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 69/243 sur la coopération internationale en matière d’aide humanitaire à la suite de catastrophes naturelles, de la phase des secours à celle de l’aide au développement, qui insiste sur l’importance de la participation pleine et équitable des femmes à la prise de décisions et de l’intégration d’une démarche soucieuse d’égalité entre les sexes dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies de réduction des risques de catastrophe, de préparation aux catastrophes, d’intervention et de relèvement.

Plusieurs accords internationaux portent sur l’égalité des sexes dans la prévention des risques de catastrophe, en particulier les résolutions 56/2 et 58/2 du CSW sur l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme lors des catastrophes naturelles, la Déclaration de Hyogo et le Cadre d’action de Hyogo pour 2005-2015 et le document final de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, qui s’est tenue à Rio de Janeiro au Brésil en juin 2012 et s’intitulait « L’avenir que nous voulons ». Le Programme d’action de Beijing de 1995 identifie des mesures spécifiques que les gouvernements doivent prendre pour empêcher la violence à l’égard des femmes et des filles et pour intervenir face à de tels actes. Ce programme attire explicitement l’attention sur la violence fondée sur le genre et sexuelle qui affecte les femmes, tant dans les conflits armés que dans les situations de catastrophes naturelles.

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