ONU Femmes - Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

La COP-18 adopte une décision promouvant l’équilibre entre les sexes dans les négociations sur le changement climatique

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Date: 11 December 2012

La 18ème Conférence des parties (COP-18) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), organisée à Doha au Qatar, s'est achevée le 8 décembre par une décision attendue depuis longtemps sur l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes dans le contexte des changements climatiques.

La décision sur la « Promotion de l'équilibre entre les sexes et de l'amélioration de la participation des femmes aux négociations de la CCNUCC ainsi que dans la représentation des parties au sein des organes établis conformément à la Convention ou au Protocole de Kyoto » permet de faire un pas décisif pour la promotion d'une politique climatique tenant compte des questions de genre, en assurant que les voix des femmes sont entendues.

La Directrice exécutive adjointe d'ONU Femmes, Lakshmi Puri, a participé à la Conférence en vue de montrer l'engagement d'ONU Femmes pour ce qui est d'assurer que l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes sont des éléments-clés à prendre en compte dans les politiques de lutte contre les changements climatiques et l'établissement des normes. Elle a salué la décision comme un « accomplissement historique » pour la représentation et le leadership des femmes dans le cadre de la gouvernance mondiale.

L'engagement d'ONU Femmes auprès des parties et des partenaires de la société civile, notamment avec la Mary Robinson Foundation for Climate Justice, a joué un rôle crucial dans cette décision. L'Entité a fourni une contribution de fond au projet de texte initial, qui a finalement été déposé par l'Union européenne en vertu de l'Organe subsidiaire de mise en œuvre. ONU Femmes a ensuite travaillé à assurer un appui large et durable en faveur de cette décision, grce à une sensibilisation active et à l'apport de conseils techniques d'experts aux parties, sur demande, tout au long des négociations et jusqu'à son adoption.

La nouvelle décision renforce de manière significative l'accord adopté il y a 10 ans, en améliorant la participation des femmes à la représentation des parties, au sein des organes établis en vertu de la CCNUCC ou du Protocole de Kyoto.

La nouvelle décision favorisera l'égalité des sexes de diverses manières. D'abord, elle adopte un objectif d'équilibre entre les sexes dans les organes établis par la Convention et le Protocole de Kyoto, en vue d'améliorer la participation des femmes et d'assurer une plus grande efficacité des politiques de lutte contre les changements climatiques, qui répondent équitablement aux besoins des femmes et des hommes.

En deuxième lieu, elle invite les présidents actuels et futurs de tels organes à être guidés par l'objectif d'équilibre entre les sexes lors de l'établissement de groupes de négociation et de mécanismes de consultation informels, y compris dans leur sélection des facilitateurs et des présidents. Les parties à la Convention sont également incitées à inclure davantage de femmes comme candidates à des postes au sein de ces organes, et à établir l'équilibre entre les sexes dans les délégations participant aux réunions en vertu de la Convention et du Protocole de Kyoto.

La décision permet la mise en place de mécanismes d'examen et d'établissement de rapports pour suivre les progrès accomplis en vue d'atteindre l'objectif d'équilibre entre les sexes. Elle positionne également la question du genre et des changements climatiques comme un point permanent à l'ordre du jour des sessions de la COP, où elle ne pouvait précédemment être discutée que dans le cadre du point « Autres questions ».

Lors de la Conférence, Mme Puri a souligné que les actions sur le terrain sont également importantes, et a montré comment les femmes se trouvent déjà « au premier rang de la lutte contre les changements climatiques ».

Les initiatives déployées par ONU Femmes au Viet Nam et au Bangladesh dans le domaine de la gestion et de la réduction des risques de catastrophe, et dans les régions africaines et du Pacifique, sont des exemples de coopération Sud-Sud réussie pour ce qui est de renforcer la résilience des femmes et l'adaptation à long terme aux effets des changements climatiques. Mme Puri a précisé que les réponses aux changements climatiques doivent être globales et couvrir la formation et le renforcement des capacités, l'amélioration des moyens d'existence et la fourniture d'une protection sociale ainsi que les services et infrastructures essentielles de base.

La COP-18 s'est conclue sur une décision visant à élargir le Protocole de Kyoto pour huit années supplémentaires, et un calendrier ferme en vue de l'adoption d'un accord universel sur les changements climatiques d'ici à 2015, qui entrera en vigueur en 2020.

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