Le programme « Voix opposées à la violence » mobilise les efforts de lutte contre cette pandémie

Date : jeudi 18 décembre 2014

WAGGGS India community visit
Lors de la première formation régionale du programme « Voix opposées à la violence » à Pune en Inde, les animatrices ont notamment découvert les politiques de protection des enfants et comment mener des campagnes visant à remettre en cause les attitudes néfastes. Photo : ONU Femmes/Urjasi Rudra

À Pune, dans l’ouest de l’Inde, où se trouve l’un des centres mondiaux de l’Association mondiale des Guides et des Éclaireuses (AMGE), plus de 50 formatrices et animatrices  nationaux, appartenant au mouvement des Guides de la région Asie-Pacifique, se sont réunis pour le premier « Atelier régional de formation de formatrices et formateurs » centré sur « Voix opposées à la violence », un programme éducatif non formel unique qui enseignera aux jeunes comment mettre fin à la violence contre les filles et les femmes. À la fin de la session d’une semaine tenue du 12 au 18 décembre 2014, au cours de laquelle sept facilitatrices ont contribué à l’animation de l’atelier, les personnes y ayant participé sont rentrées dans leurs pays pour mener des formations nationales auprès des Guides et des Éclaireuses.

« La conduite de ce programme personnalisé dans mon pays permettra d’aider à clarifier certains mythes et certaines croyances néfastes profondément enracinés chez les filles », a déclaré Thammy S.H. Chong, une animatrice de Malaisie qui a participé à la formation. « Je pense vraiment qu’il est possible d’enrayer et de prévenir la violence à l’égard des filles et des jeunes femmes. Nous devons simplement commencer à travailler dans ce sens ».

Élaboré par ONU Femmes et l’AMGE — le plus vaste mouvement de guidisme bénévole, comptant 10 millions de membres consacrés aux jeunes femmes et aux filles — et en partenariat avec Zonta International, le programme « Voix opposées à la violence » fournira à environ 800 000 jeunes de 5 à 25 ans les outils pour lutter contre la violence. Le programme a pour objectif d’éduquer les jeunes au sujet des causes profondes de la violence, de les impliquer dans la prévention et de leur apprendre comment accéder à une assistance en cas de violence. Après avoir suivi six sessions de formation, dont la conception du contenu est appropriée aux différentes tranches d’âges, les Guides et les Éclaireuses reçoivent un badge « Voix opposées à la violence », avant d’agir à l’échelle de leur communauté.

WAGGGS India group work
L’atelier à Pune est le premier d’une série de quatre formations régionales sur le programme « Voix opposées à la violence », qui vise à munir 800 000 jeunes de connaissances et d’outils pour lutter contre la violence à l’égard des femmes et des filles. Photo : ONU Femmes/Urjasi Rudra

Lors de l’atelier qui s’est déroulé à Pune, les formatrices ont discuté des diverses formes de violence, étudié les mythes et les pratiques répandus qui perpétuent les préjudices, appris à mener des campagnes nationales ou locales remettant en cause les attitudes néfastes et pris connaissance des politiques de protection des enfants et des méthodes de travail avec des victimes d’actes de violence.

Elles ont également abordé les défis spécifiques aux pays auxquels les jeunes femmes et les filles sont confrontées et les méthodes pour adapter le programme en fonction de ces contextes.

La formation à Pune est la première d’une série de quatre ateliers qui se déroulent dans différentes régions où le programme sera présenté à 200 formatrices et formateurs nationaux, dans le cadre du déploiement mondial du programme dans plus de 12 pays. D’ici à la fin de l’année 2016, les animatrices et animateurs seront formés pour présenter le programme aux jeunes au Brésil, au Burkina Faso, au Canada, en République Démocratique du Congo, aux îles Fidji, en Inde, au Japon, en République de Corée, au Malawi, au Nigéria, aux Philippines, au Rwanda, aux États-Unis et en Zambie.

Des Philippines à la Malaisie, en passant par le Japon et le Sri Lanka, le programme pilote « Voix opposées à la violence », qui a été développé dans le cadre de la campagne de sensibilisation mondiale de l’AMGE « Stop à la violence : revendiquons les droits des filles », a contribué à l’éducation au sujet des droits des filles, un programme de sécurité en ligne qui a atteint 5 000 internautes, une campagne contre la violence dans les fréquentations, et un projet de rédaction de lettres demandant aux hommes vivant dans les ménages de mettre fin à la violence.

« Les filles et les jeunes femmes doivent croire qu’elles méritent d’être respectées et qu’elles ont le droit de vivre sans violence ou sans craindre la violence », a indiqué Azza Nasr, une facilitatrice formée qui est venue d’Égypte pour aider à former d’autres animatrices à l’atelier.

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