Journée internationale de la fille

Girls in India. Photo: UN Women/Shaista Chishty
Photo: ONU Femmes/Shaista Chishty

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Le problème

Le monde compte aujourd’hui 1,1 milliard de filles. Ensemble, elles forment un groupe démographique précieux pour créer un monde meilleur pour toutes et tous. Elles débordent de talent et de créativité, mais leurs rêves et leur potentiel sont souvent minés par la discrimination, la violence et l’inégalité des chances. Les données concernant les besoins spécifiques des filles et les problèmes auxquels elles sont confrontées révèlent des lacunes flagrantes.

Or, seul le mesurable incite à l’action. Le thème de la Journée internationale de la fille qui sera célébrée le 11 octobre 2016, « Progrès pour les filles = Progrès pour les objectifs : Un mouvement mondial en faveur des données sur les filles », lance un appel pour la collecte et l’analyse de données référencées par sexe qui soient axées sur les filles et qui leur soient utiles. Une année après le lancement du Programme de développement durable à l’horizon 2030, il est désormais impératif pour la réalisation des objectifs de développement durable d’améliorer les données disponibles sur les conditions de vie des filles et sur les problèmes qui freinent leur développement personnel.

Le mariage précoce et forcé fait partie des problèmes faisant particulièrement obstacle au progrès des filles.Les données à ce sujet sont préoccupantes : dans les pays en développement (à l’exception de la Chine), une fille sur trois se marie avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans. Les filles qui deviennent des épouses enfants sont privées d’éducation, plus exposées aux violences physiques et sexuelles et mettent au monde des enfants avant d’y être préparées physiquement et émotionnellement. Le cycle de violence commence dans l’enfance et se perpétue à l’âge adulte et d’une génération à l’autre. L’Agenda 2030 doit 2030 doit répondre à leurs besoins et libérer leur potentiel.

ONU Femmes œuvre dans le monde entier pour autonomiser les femmes et les filles et exercer une action de sensibilisation à leurs droits. Nous plaidons en faveur de l’adoption et de la mise en œuvre de lois et de politiques interdisant et prévenant les mariages précoces et forcés d'enfants, et nous mobilisons les communautés contre cette pratique.

Le 11 octobre, lors de la Journée internationale de la fille, nous nous associons à la communauté mondiale pour appuyer les progrès des filles partout dans le monde. Que les filles soient des filles.

Le marriage d'enfants

Faits rapides sur les mariages d’enfants

  • Dans le monde, parmi les adolescentes âgées de 15 à 19 ans, une adolescente sur sept est aujourd’hui mariée ou vit maritalement [1].
  • Dans les pays en développement (à l’exception de la Chine), une fille sur trois est mariée avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans. C’est dire que, chaque jour, l’avenir de 47 700 filles s’égare [2].
  • Les filles mariées précocement subissent souvent de nombreuses atteintes aux droits humains. Elles sont plus vulnérables aux violences physiques et sexuelles. Elles sont souvent obligées de quitter l’école pour assumer des responsabilités domestiques. Elles sont moins capables de se défendre et de protéger leurs droits [3].
  • Le mariage d’enfants est souvent suivi d’une grossesse, même si la fille n’y est pas encore physiquement ou mentalement prête. Chaque jour, plus de 20 000 filles de moins de 18 ans accouchent dans les pays en développement, soit plus de 7 millions de filles en l’espace d’une année [4].
  • Les filles éduquées sont plus nombreuses à retarder le mariage et la grossesse. Les filles ayant accompli leur scolarité secondaire risquent six fois moins de devenir des épouses enfants que celles ayant une éducation minime ou inexistante [5].
  • C’est en Afrique subsaharienne que le taux de mariage d’enfants est le plus élevé au monde. Dans cette région, 4 filles sur 10 se marient avant l’âge de 18 ans, et 1 fille sur 8 est mariée ou vit maritalement avant l’âge de 15 ans. Viennent ensuite la région Amérique latine et Caraïbes, puis la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, où respectivement 24 et 18 pour cent des femmes du groupe d’âge de 20 à 24 ans ont été mariées alors qu’elles étaient encore enfants [6].

Emma Watson au Malawi

Photo: UN Women/Karin Schermbrucker
Photo: ONU Femmes/Karin Schermbrucker

l’ambassadrice de bonne volonté d’ONU Femmes Emma Watson tourne les projecteurs sur la nécessité de mettre fin aux mariages d’enfants
En vue de la prochaine célébration de la Journée internationale de la fille, l’actrice de renommée mondiale se déplace au Malawi pour rencontrer des chefs traditionnels et des filles qui ont échappé au mariage précoce.


Vidéos

Des voix africaines plaident pour la fin des mariages d’enfants

Au Malawi, où la moitié des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans, ONU Femmes a joué un rôle clé en menant des actions d’influence visant la promulgation d’une loi augmentant l’âge légal du mariage tout en exerçant une action de sensibilisation auprès des chefs traditionnels pour faire annuler les mariages. En savoir plus»


"Une victoire en amène une autre" – l'autonomisation des jeunes femmes et des filles à travers le sport au Brésil

"Un victoire en amène une autre" est un programme conjoint entre ONU Femmes et le Comité International Olympique (CIO ) pour renforcer les capacités des jeunes femmes et des filles à travers le sport au Brésil. Dans le cadre de l'héritage olympique, ONU Femmes renforce la capacité des jeunes filles grâce aux programmes sportifs de haute qualité, conduisant à l'amélioration de leur capacité à influencer les décisions qui ont un impact sur les différents aspects de leur vie. Le projet crée des espaces sûrs pour les filles afin de briser les barrières sociales et leur donne des compétences économiques de base, une meilleure connaissance de leur corps et la possibilité d’accéder aux services de soins en cas de violence.


Des filles donnent un coup de pied à la violence et au VIH avec Grassroot Soccer

Grassroot Soccer, qui bénéficie d’une bourse du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour mettre fin à la violence contre les femmes, utilise le pouvoir du football pour éduquer, inspirer et autonomiser les jeunes gens afin d’arrêter la propagation du VIH/Sida et de prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles. En 2009, l’organisation a développé « SKILLZ Street », un programme novateur spécifiquement destiné aux jeunes filles et qui répond aux besoins particuliers des adolescentes, une population plus en danger que leurs pairs masculins. Entre 2014 et 2015, près de 3000 adolescentes âgées de 10 à 14 ans ont terminé le programme SKILLZ Street en Afrique du Sud, notamment à Soweto, Alexandra et Khayelitsha. Avec le soutien du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies, l’organisation envisage de toucher 5600 autres adolescentes dans cinq sous-districts sud-africains d’ici la fin de l’année 2016. En savoir plus»


Reportages

Half the Roma girls in Moldova receive no schooling, only 20 per cent complete primary school, another 20 per cent finish a gymnasium, and only 10 per cent graduate from high school or university.   UN Women Moldova is working through various partners, including with the  media to increase the visibility of positive role models from the Roma community. Photo: UN Women Programme ‘Women in Politics’/Dorin Goian
Photo : Programme « Les femmes en politique » d’ONU Femmes/Dorin Goian

« Ma fille n’est pas à vendre » : prévenir les mariages d’enfants en Moldavie
Une famille rom défie les normes culturelles en refusant un mariage « de réparation ». Dans sa communauté, le taux d’abandon scolaire atteint un niveau record incroyable de 58 pour cent, principalement en raison des mariages d’enfants/précoces, des grossesses non désirées et des responsabilités de prise en charge des enfants.

Photo: Malawi Girl Guides/Otchiwe Nkosi
Photo : Guides du Malawi/Otchiwe Nkosi

Où je me tiens : Elizabeth Chatuwa
Elizabeth Chatuwa, une jeune femme de 28 ans, est guide depuis l’âge de 10 ans. Aujourd’hui, elle est la commissaire de district pour les jeunes de l’Association des guides du Malawi. Elle encadre les filles et aide les animatrices et animateurs dans la mise en œuvre de programmes, dont l’initiative « Voix opposées à la violence » élaboré conjointement par ONU Femmes et l’Association mondiale des guides et éclaireuses, afin de sensibiliser les filles et les jeunes femmes sur leurs droits, d’empêcher le mariage d’enfants et d’autres formes de violence et d’encourager les filles à poursuivre leur scolarité.

Religious leaders attending training in Mertolemariam town in February 2016. Photo: EOC

Des chefs religieux sont à l’avant-garde du mouvement pour mettre fin à la violence basée sur le genre en Éthiopie
« L’éducation est synonyme de pouvoir, et la clé de la liberté. Le mariage ne devrait avoir lieu que lorsque les futurs époux y sont prêts… le jour où ils parviennent à l’âge adulte, soit pas avant 18 ans », affirme l’archevêque éthiopien Abune Markos. Ce prélat a formé plus de 300 chefs religieux sur les moyens d’influencer leurs communautés pour prévenir les pratiques traditionnelles préjudiciables et les violences contre les femmes et les filles.


Ileana Crudu. Photo: Doina Stoicescu

Où je me tiens : Ileana Crudu
« Dans ma communauté, la plupart des gens pensent que les femmes ne sont pas aussi logiques que les hommes. Ce préjugé influe sur les choix que vous faites dans la vie ; il vous conduit à penser que certains emplois ne sont tout simplement pas faits pour vous. » Ileana Crudu a appris à coder grâce à GirlsGoIT, une initiative appuyée par ONU Femmes qui fait tomber les stéréotypes basés sur le genre dans le secteur des TI. Cette jeune femme est déterminée à orienter davantage de filles vers les domaines technologiques.

Alaa in a mosaic workshop in UN Women’s women center (Oasis) in Zaatari Refugee Camp. Photo: UN Women/Christopher Herwig

Les voix de survivantes de la violence : Les « noces » d’Alaa
Deux ans après son mariage à l’âge de 15 ans, Alaa est déjà mère d’une fillette, possède un mari et attend un nouvel enfant. Alaa et sa famille vivent dans une petite caravane au camp de réfugiés de Zaatri, en Jordanie, si petite qu’on ne peut même pas y installer un lit.


Syrian refugee and Jordanian girls participate in a mixed-nationality football camp in Jordan. Photo: UN Women/Christopher Herwig

En Jordanie, des camps de football sèment les graines de l’amitié et de la cohésion
Pour les réfugiées et réfugiés syriens en Jordanie, l’intégration dans la société jordanienne présente de multiples difficultés. La méfiance et les rumeurs affectent la façon dont chaque groupe perçoit l’autre. Un projet d’ONU Femmes a organisé des camps de football destinés aux adolescentes, où des Jordaniennes et des Syriennes nouent des amitiés et bâtissent la cohésion sociale.


Le pouvoir des filles en photos

Girl Power - International Day of the Girl Child 2016

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