ONU Femmes - Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

Commission de la condition de la femme, 55ème session – Déclaration préliminaire

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Date: 22 February 2011

Discours prononcé par la Secrétaire générale adjointe et Directrice exécutive d'ONU Femmes Michelle Bachelet, à l'occasion de l'ouverture de la 55ème session de la Commission de la condition de la femme, le 22 février 2011.

[Tel que prononcé.]

Madame la Vice-Secrétaire générale,
Monsieur le Président du Conseil économique et social,
Présidente,
Excellences,
Distingué(e)s délégué(e)s,
Collègues et ami(e)s,

C'est un honneur pour moi de m'adresser à vous en ce premier jour de la 55ème session de la Commission de la condition de la femme (CSW), et première session appuyée par ONU Femmes. L'an dernier, vous avez appelé à l'application intégrale de l'engagement pris par l'Assemblée générale de fusionner les quatre institutions dédiées aux questions de genre en une nouvelle entité élargie en faveur de l'égalité des sexes et de l'autonomisation de la femme. Le fait que l'Entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation de la femme — ou ONU Femmes — soit maintenant mise en place et opérationnelle est un accomplissement de cette Commission et des nombreux défenseurs des droits des femmes.

J'adresse un salut chaleureux à tous les représentants gouvernementaux, notamment ceux qui sont venus de leurs capitales. Un salut chaleureux également aux représentants des organisations non gouvernementales et des réseaux et collègues du système des Nations Unies. Je souhaiterais exprimer mon appréciation à la Présidente et aux membres du Bureau de la Commission pour la préparation de cette session, les consultations avec tous les Etats membres et observateurs ainsi que pour les informations données aux autres parties prenantes.

Distingués délégués,

Je souhaiterais vous informer des progrès que nous avons accomplis pour ce qui est de rendre ONU Femmes opérationnel, ainsi que vous présenter les principaux thèmes de cette session de la Commission.

Mais permettez-moi de commencer en rappelant à chacun d'entre vous l'immense responsabilité que nous avons — avec vous, membres de cette Commission — de travailler de façon stratégique et transparente pour appuyer notre quête collective de l'égalité des sexes. Les analystes du développement présentent de plus en plus de preuves que l'égalité des sexes est au cœur du développement économique et social, de la paix et de la démocratie. Autour du monde, nous voyons de plus en plus d'hommes et de groupes d'hommes qui se mobilisent pour protéger les droits des femmes, et nous voyons davantage de femmes prendre la place qui est la leur, aux côtés des hommes, en utilisant les nouvelles technologies de manières créatives, que ce soit pour mettre leurs produits sur le marché au niveau mondial ou pour appuyer les mouvements en faveur de la transformation démocratique, comme nous l'avons vu au cours de ces dernières semaines.

Nous comptons aujourd'hui la présence de représentants de nombreux pays qui ont accompli de véritables progrès pour ce qui est de renforcer la représentation politique des femmes aux niveaux national et local, en réalisant la parité entre les filles et les garçons dans l'enseignement primaire et agissant pour réduire le nombre de décès maternels. Beaucoup d'entre vous avez travaillé avec vos collègues gouvernementaux et parlementaires pour assurer le passage de nouvelles lois plus strictes en vue de sanctionner la violence domestique, d'éliminer la discrimination au niveau du marché du travail, et de garantir les biens des femmes et leur droits à l'héritage.

Cette Commission est un forum où chacun d'entre vous peut partager ses innovations, ses meilleures pratiques et son expérience sur ce qui fonctionne et sur la manière dont les réformes politiques et juridiques que vous assurez contribuent à des changements concrets dans les vies des femmes et des filles, et celles des hommes et des garçons. C'est également le forum où vous adoptez et où vous vous engagez à des mesures additionnelles en vue d'accélérer les progrès en faveur de l'égalité des sexes et l'autonomisation de la femme.

Dans le même temps, ce forum sait bien mieux que quiconque qu'en dépit d'exemples encourageants, ce progrès est inégal et fragile. Au moment même où nous nous trouvons réunis aujourd'hui dans cette salle, trop de femmes et d'enfants sont victimes de la traite ; trop de travailleurs domestiques ont quitté leurs familles pour vivre dans de nouveaux endroits, non protégés par des lois ou politiques en matière de travail ; trop de filles sont contraintes d'abandonner l'école ou sont mariées trop tôt ; trop de femmes et des filles n'ont pas accès aux services, qu'il s'agisse de la vulgarisation des techniques agricoles, des cliniques de santé, des moyens de transport abordables ou de l'aide juridique. Et, dans le monde, trop peu de femmes sont assises aux tables des négociations des accords de paix, des accords commerciaux ou prennent part aux décisions sur les changements climatiques.

La crise mondiale de l'emploi demeure non résolue, et les taux de chômage demeurent bien au-dessus des niveaux d'avant la crise. Des millions de travailleurs ont été poussés vers des emplois précaires, et un nombre croissant de pays ont adopté des mesures d'austérité fiscale. A une époque de crise et de changement, nous devons saisir de nouvelles opportunités et nous ne pouvons pas nous permettre de remettre à plus tard les actions visant à promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes jusqu'à ce que des conditions meilleures et plus stables prévalent, jusqu'à ce que nous ayons jugulé la crise actuelle, jusqu'à ce que nous ayons progressé davantage sur la route du développement. Le manque d'égalité entre les femmes et les hommes et la discrimination à l'égard des femmes empêchent les progrès au niveau du développement, de la paix et de la sécurité, et de la réalisation des droits de l'homme. Si la discrimination et l'inégalité sont des problèmes, les femmes font partie de la solution ; nous devons exploiter pleinement le potentiel et la créativité des femmes afin de construire un avenir meilleur.

Il nous faut nous pencher davantage sur les problèmes spécifiques et urgents qui se posent pour atteindre les femmes - notamment les femmes les plus pauvres - des régions rurales en vue de réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement. Les manières dont les femmes sont touchées par les catastrophes naturelles, ainsi que par les conflits et les déplacements, et les défis auxquels elles sont confrontées pour accéder à la prise de décisions dans tous les secteurs, sont également des thèmes importants à traiter ici.

Voilà pourquoi il est important que nous entendions des analyses franches sur les défis auxquels les différents pays et régions sont confrontés ainsi que sur la manière dont nous pouvons travailler ensemble aux niveaux national, régional et mondial pour faire face à ceux-ci.

Ces questions ont toujours été cruciales pour la CSW, mais notre capacité est à présent renforcée grce à ONU Femmes — la nouvelle entité des Nations Unies dotée du mandat unique et clair de contribuer à assurer une relation plus cohérente entre les orientations normatives fournies par les Etats membres et les activités opérationnelles. Cela aussi rend cette session de la CSW particulièrement importante, cette dernière constituant la première opportunité pour maximiser le mandat d'ONU Femmes et transformer ces liens en changements concrets pour les femmes et les filles.

Distingués délégués,

Je souhaiterais maintenant aborder la question des progrès accomplis pour rendre ONU Femmes opérationnel. J'estime que cette session de la CSW est également une occasion pour moi d'essayer de comprendre les priorités et attentes que les Etats membres placent dans ONU Femmes, et d'assurer que ces dernières sont reflétées dans le premier Plan stratégique d'ONU Femmes.

Je voudrais vous donner des informations sur la manière dont ONU Femmes mettra en œuvre la vision sur laquelle elle s'appuie. C'est la vision d'un monde où les femmes et les hommes jouissent d'opportunités et de droits égaux, et où les principes de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes sont fermement intégrés dans le développement, les droits de l'homme et les ordres du jour au niveau de la paix et de la sécurité.

Dans mes consultations avec de nombreuses parties prenantes, j'ai entendu un certain nombre de messages clairs : ONU Femmes doit se focaliser sur quelques questions et obtenir des résultats visibles ; nous devons travailler en partenariat avec le système des Nations Unies, et non pas en concurrence avec lui ; nous devons btir sur ce que nous avons déjà réalisé, mais tout en améliorant et en approfondissant notre travail ; et nous devons pousser notre réflexion en-dehors des sentiers battus. Surtout, nous devons donner la priorité à l'aide que nous pouvons apporter au niveau national à nos partenaires.

En prenant en compte l'esprit, le contexte et capacités spécifiques de chaque pays, ONU Femmes se focalisera sur cinq priorités thématiques dans ses activités opérationnelles :

1) Renforcer l'influence, le leadership et la participation des femmes en travaillant avec les partenaires pour combler les lacunes en matière de leadership et de participation des femmes dans tous les secteurs, et montrer les avantages d'un tel leadership pour la société dans son ensemble;

2) Mettre fin à la violence contre les femmes en permettant aux Etats de mettre en place des mécanismes pour élaborer et appliquer les lois, les politiques et les services qui protègent les femmes et les filles et de favoriser l'implication des hommes et des garçons dans la prévention de la violence.

3) Augmenter la participation des femmes en matière de paix et de sécurité grce à la pleine participation des femmes au règlement des conflits et aux processus de paix, à l'alerte rapide, à la protection contre la violence sexuelle et à la réparation pour les victimes, conformément aux résolutions des Nations Unies;

4) Autonomiser économiquement les femmes est particulièrement important dans le contexte des crises économiques et environnementales mondiales. ONU Femmes travaillera avec les gouvernements et les partenaires multilatéraux (PNUD, OIT, Banque mondiale, banques régionales de développement) pour assurer la pleine réalisation de la sécurité et des droits économiques des femmes, y compris au niveau des avoirs productifs et de la protection sociale.

5) Placer les priorités en matière d'égalité des sexes au cœur de la planification, de la budgétisation et des statistiques nationales, locales et sectorielles: en travaillant avec ses partenaires, ONU Femmes appuiera les capacités nationale en matière de planification, de budgétisation et de statistiques fondées sur des données factuelles.

La transition d'ONU Femmes vers une Entité dynamique et novatrice qui intègre toutes nos fonctions et mandats précédents est complexe, et nous travaillons avec ardeur sur celle-ci.

Je suis très reconnaissante de l'appui enthousiaste que j'ai reçu de la part de tant d'entre vous. Je souhaiterais vous demander de nous donner un peu de temps, mais également de continuer à défendre ardemment ONU Femmes afin de lui permettre de recevoir les ressources nécessaires pour assumer pleinement son rôle. Et enfin, je voudrais que vous teniez ONU Femmes et le système des Nations Unies responsables pour ce qui est de répondre aux fortes attentes que vous êtes en droit d'avoir.

Distingués délégués,

Je souhaiterais maintenant aborder les questions à l'ordre du jour de la présente Commission:

Le thème prioritaire que vous avez choisi cette année — « Accès et participation des femmes et des filles à l'éducation, à la formation, à la science et à la technologie, y compris pour promouvoir l'accès équitables des femmes au plein emploi et à un travail décent » — ne pouvait pas être plus opportun. Les deux rapports [E/CN.6/2011/3 et E/CN.6/2011/5] que le Secrétaire général a consacré à ce thème illustrent la manière dont les stéréotypes sexistes se propagent au sein de la société, et mènent à la ségrégation sur le marché du travail. Ils fournissent également des exemples de mesures prises par les gouvernements, la société civile et le secteur privé, dans différentes parties du monde, pour assurer que les femmes et les filles puissent exercer leurs droits à l'éducation, accéder à des emplois décents et contribuer équitablement au développement et à l'application des principes et outils de la science et de la technologie.

Notre analyse, basée sur les contributions des Etats Membres, met en exergue cinq points essentiels :

1) Elargir l'accès à l'éducation n'est pas suffisant : il est crucial d'améliorer également la qualité et la pertinence de l'enseignement. Cela peut passer notamment par des mesures visant à donner la priorité au développement professionnel des professeurs, à améliorer les conditions d'apprentissage et à réviser les programmes scolaires.

2) Les stéréotypes sexistes sont une cause profonde de la ségrégation des emplois, et doivent être systématiquement combattus. On peut citer parmi les interventions possibles, la révision du matériel pédagogique, la sensibilisation des professeurs et l'exposition des filles et des garçons à des modèles masculins et féminins dans des domaines d'étude non traditionnels, tells que des femmes ingénieurs ou des hommes travaillant dans des crèches.

3) L'éducation n'est toutefois pas suffisante pour permettre aux femmes d'accéder au plein emploi et à un travail décent : des mesures proactives sont nécessaires pour faciliter leur transition des études vers l'emploi, c'est-à-dire, à un accès égal aux opportunités offertes sur le marché du travail. On peut citer parmi les mesures possibles des formations à la recherche d'emploi et des systèmes de protection sociale tenant compte d'une perspective de genre.

4) La science et la technologie ne répondent pas assez aux besoins des femmes et des hommes : le contenu de la recherche et du développement doit tenir compte de la question du genre et être axé sur les utilisateurs. Le potentiel d'innovation des femmes est sous-utilisé. Pour que les femmes soient bénéfiques à leurs sociétés, l'autonomisation des femmes doit devenir une priorité afin de leur permettre de contribuer pleinement aux connaissances et à la production scientifique et technologique.

5) Il faut permettre aux femmes d'avoir un accès égal à la formation et à l'enseignement dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC) ainsi qu'aux nouvelles opportunités d'emploi et entrepreneuriales générées par les TIC. Les femmes sont en train de remettre en question partout dans le monde les stéréotypes sexistes appliqués aux utilisateurs des TIC et demandent le droit de participer à la recherche et au développement des TIC. Les femmes utilisent également les TIC pour sensibiliser et — comme les événements récents l'ont montré de manière si frappante — pour s'unir avec d'autres en vue de modifier le cours de l'histoire.

J'attends avec impatience le riche échange d'opinions qui aura lieu sur ces thèmes et qui, j'en suis convaincue, vous aidera à atteindre le consensus sur un ensemble ciblé de recommandations de politiques. Ces conclusions adoptées reflètent l'engagement des Etats membres, mais ne sont qu'une première étape. Ces engagements doivent faire l'objet d'un suivi au niveau national. ONU Femmes et le système des Nations Unies se tiennent prêts à travailler avec vous au niveau national pour appuyer les efforts déployés en vue de mettre en œuvre les conclusions approuvées par la présente CSW.

La seconde priorité de la présente session est d'examiner les progrès réalisés dans la mise en œuvre des conclusions adoptées sur « L'élimination de toutes les formes de discrimination et de violence à l'égard des filles » au cours de sa 51ème session en 2007.

Nous savons que mettre fin à la discrimination et à la violence contre les filles exige des stratégies globales qui créent un environnement favorable aux filles, afin qu'elles puissent pleinement développer leur potentiel, bénéficier de leur droit à l'éducation et vivre des existences saines sans être exposées à la violence. Quelles mesures ont été prises pour appliquer les conclusions adoptées en 2007 ? Quel a été leur impact ? Quelles stratégies se sont révélées efficaces pour assurer que les filles reçoivent suffisamment d'attention au niveau du développement des politiques et des programmes et de l'allocation des ressources ? De quelle manière les défis persistants peuvent-ils être relevés? Cette discussion est l'occasion d'aborder ces questions et de se concentrer sur les manières de combler les lacunes au niveau de la mise en œuvre ainsi que d'accélérer les actions.

La question émergente choisie pour la session de cette année, « Egalité des sexes et développement durable », fournit à cette Commission une occasion stratégique d'influencer ces débats de portée mondiale. En sélectionnant ce thème, cette Commission a créé une excellente opportunité d'assurer qu'une démarche tenant compte de la question du genre soit systématiquement intégrée dans le processus préparatoire menant à la Conférence sur le développement durable (Rio + 20), qui sera organisée en 2012.

Je suis également heureuse que vous accordiez une attention particulière à « L'Elimination de la mortalité et de la morbidité maternelles évitables et à l'autonomisation des femmes » au cours d'une table-ronde à laquelle participeront un certain nombre d'entités des Nations Unies et autres parties prenantes. Cette discussion donnera à la Commission l'occasion d'évaluer les progrès accomplis au niveau de la lutte contre la mortalité maternelle, d'identifier les bonnes pratiques et les interventions couronnées de succès, ainsi que les moyens d'accélérer encore les actions, dans le but de réduire et d'éliminer de manière mesurable la mortalité infantile et de réaliser l'OMD5. Cela sera également l'occasion de renforcer la dynamique au niveau de la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour la santé des femmes et des enfants du Secrétaire général.

Présidente,
Distingué(e)s délégué(e)s,

Je souhaiterais attirer votre attention sur un certain nombre d'autres rapports qui sont examinés par la Commission dans le cadre de cet ordre du jour, notamment le rapport sur la situation et l'aide aux femmes palestiniennes, qui couvre la période d'octobre 2009 à septembre 2010 ainsi que le rapport sur les femmes, les filles et le VIH/sida. Je vous conseille également de vous référer au plan de travail commun d'ONU Femmes et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, ainsi qu'au rapport sur les activités du Fonds d'affectation spéciale des Nations Unies pour éliminer la violence contre les femmes, qu'ONU Femmes gère au nom du système des Nations Unies. Les membres de la Commission recevront une note du Secrétaire général transmettant la liste des communications confidentielles concernant la condition de la femme et les réponses qui y sont apportées.

L'Assemblée générale a chargé le Secrétaire général de fournir un rapport oral à cette Commission sur l'amélioration de la condition de la femme au sein du système des Nations Unies. En tant qu'organisation définissant des normes, les Nations Unies sont investies d'une responsabilité particulière pour ce qui est d'assurer la représentation équilibrée des sexes et de montrer l'exemple à cet égard. Si l'objectif actuel est d'arriver à la représentation équilibrée des sexes à tous les niveaux dans tous les groupes professionnels d'ici à 2000, et d'ici à 2015 pour certains postes tels que ceux de Représentants spéciaux et d'envoyés du Secrétaire général, il convient de faire davantage. La représentation équilibrée des sexes a été réalisée uniquement aux niveaux P-1 et P-2. Les femmes ne constituent que 28,4% du personnel aux niveaux D-1 et supérieurs, et respectivement 32,8% et 44,1% aux niveaux P-5, P-4 et P3.

Une enquête menée à l'échelle du système a identifié un certain nombre d'obstacles pour ce qui est d'atteindre une représentation équilibrée des sexes, y compris une responsabilité, un suivi et une application inadéquats ; le manque de mesures spéciales en faveur de l'égalité des sexes ; l'application insuffisante d'arrangements de travail flexibles ; une information insuffisante ; et la faiblesse du nombre de candidates qualifiées.

Le rapport du Secrétaire général consacré à l'Amélioration de la condition de la femme et figurant au document A/65/334, fournit des recommandations sur la manière de surmonter ces problèmes, y compris le besoin d'un parrainage de haut niveau du leadership, le renforcement du suivi et de la responsabilité, et l'application plus rigoureuse des politiques existantes, y compris des dispositions particulières pour les femmes et le réaménagement des modalités de travail.

ONU Femmes travaillera à mettre en œuvre l'ordre du jour de la représentation équitable des femmes au sein du système des Nations Unies, grce à un leadership stratégique au niveau de la coordination, de la mobilisation et du développement des politiques de leur application de des responsabilités.

J'espère rencontrer beaucoup d'entre vous au cours des deux prochaines semaines : c'est votre volonté politique et votre engagement qui ont aidé à créer ONU Femmes, et nous dépendons de votre appui pour répondre aux attentes de beaucoup de nos partenaires.

En tant que Directrice exécutive d'ONU Femmes, laissez-moi vous assurer qu'avec l'aide de mon équipe, je ferai tout mon possible pour appuyer le travail crucial de cette Commission, et lors du suivi de la session, afin que vous puissiez boucler votre ordre du jour et atteindre les résultats que vous visez, dans une nouvelle ère d'égalité entre les femmes et les hommes ainsi que les garçons et les filles. Cet objectif doit être à notre portée. C'est la raison pour laquelle nous nous trouvons réunis ici.

J'attends avec impatience ces deux semaines exaltantes. Merci de votre attention.