Autonomiser les agricultrices au Rwanda pour produire de meilleures cultures, de meilleurs aliments et de meilleurs revenus

Date : vendredi 12 octobre 2018

Alphonsine Nyiranzeyimana. Photo: ONU Femmes/ Sandra Hollinger

Alphonsine Nyiranzeyimana, une agricultrice de Cyahinda, dans le sud du Rwanda, explique que l'apprentissage de nouvelles techniques agricoles a complètement changé sa vie. Elle n’exagère pas. Aujourd'hui, Mme Nyiranzeyimana est à la tête d'une coopérative d’agricultrices et d'agriculteurs et le rendement de certaines de ses cultures a plus que doublé.

Le secteur agricole représente un tiers du PIB du Rwanda et plus de 70 pour cent des femmes rwandaises sont engagées dans des activités agricoles depuis leur enfance. Cependant, elles n’ont pas le même accès à la terre, aux intrants de production, aux finances et aux marchés que les hommes. En conséquence, les agricultrices sont principalement reléguées à l'agriculture de subsistance. Alors que leurs familles comptent sur leurs récoltes comme principale source de nourriture et de nutrition, le manque d'intrants agricoles de qualité et de technologie réduit le rendement et la diversité de leurs cultures. Ceci impacte la sécurité alimentaire et nutritionnelle de leurs familles.

En partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et ONU Femmes, et financé par les gouvernements de la Suède et de la Norvège, le programme travaille avec des femmes rurales comme Mme Nyiranzeyimana et leurs communautés pour créer des moyens de subsistance durables, impliquer les femmes dans l'élaboration des lois, des politiques et des programmes et améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

« Depuis que j'ai rejoint le programme, le rendement de mon champ a énormément augmenté ! Là où j’avais besoin de 10 kg de graines de haricots auparavant, il ne me manque plus que 3 kg pour la même quantité de récolte », explique Mme Nyiranzeyimana. « Après avoir partagé les connaissances acquises grâce au programme avec mon mari, nous avons ensemble augmenté la fertilité de nos terres et multiplié notre production. »

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