Journée internationale de la démocratie

À la une : la Journée internationale de la démocratie 2017

Date : jeudi 14 septembre 2017

Il n’est pas possible d’établir la démocratie et une paix durable, ni d’empêcher les conflits, si les femmes (la moitié de la population) sont oubliées. Le thème de l’édition 2017 de la Journée internationale de la démocratie (15 septembre), centré sur la démocratie et la prévention des conflits, appelle à un leadership fort pour soutenir la démocratie, renforcer la société civile, autonomiser les femmes et faire respecter l’état de droit.

Voir le graphique sur la participation des femmes au leadership »

La démocratie va de pair avec les droits des femmes

Malgré le leadership des femmes et leur droit à participer à la démocratie, elles sont encore largement sous-représentées en politique et dans les processus décisionnels à l’échelle mondiale, étant donné qu’elles ne représentent que 23,4 % des parlementaires dans le monde et que moins d’un tiers des postes de cadres supérieurs ou intermédiaires sont occupés par des femmes. Les lois concernant les droits et les corps des femmes sont rédigées dans des parlements dominés par les hommes. Les femmes doivent participer activement aux politiques qui les concernent, et leur leadership est indispensable à la prévention des conflits et à la construction de sociétés résilientes. ONU Femmes coopère avec les gouvernements nationaux pour mettre un terme aux lois, politiques et attitudes discriminatoires qui empêchent les femmes et les filles d’aller de l’avant.

Les femmes sont à la tête des progrès politiques

En dépit de la lenteur des progrès accomplis, les femmes du monde entier multiplient les efforts pour changer le paysage politique.

Sur le continent africain, des centaines de femmes se présentent à des élections cette année.

Coumba Diaw. Photo: UN Women/Assane Gueye

« Ils disaient qu’une femme ne pouvait pas se présenter aux élections. Ils disaient qu’une femme veuve ne pourrait pas être maire... je leur ai donné tort à tous »

Tout au long de son enfance, Coumba Diaw a entendu que les femmes ne pouvaient pas se présenter à des élections. Aujourd’hui, elle est la seule femme à occuper la fonction de maire dans la région de Louga au Sénégal. En savoir plus »


Christine Juah Settor Dennis, an aspirant of a legislative seat in the Liberia 2017 elections. Photo: UN Women/Winston Daryoue

« Je comprends les problèmes rencontrés dans ma circonscription ; nous manquons d’enseignants, les routes sont en mauvais état et notre système de santé est déficient. Je sais comment convaincre mes électrices et électeurs qu’ensemble, nous pouvons trouver de meilleures solutions si je suis élue pour les représenter »

En octobre 2017, les Libériens iront aux urnes, alors que la présidente, Ellen Johnson-Sirleaf, la première femme élue chef d’État en Afrique, achève cette année son second et dernier mandat. Christine Juah Settor Dennis, âgée de 37 ans, se présente aux élections parlementaires. En savoir plus »


Women aspirants for political positions in Kenya exchange ideas at the UN Women Kenya supported capacity strengthening platform that brought together aspirants for the various political positions. Photo: UN Women/ Kennedy Okoth

« Je fais du porte-à-porte pour inciter les femmes et les jeunes à voter pour moi. Pour nous, c’est maintenant ou jamais »

Au Kenya, les femmes se sont présentées aux élections locales, et ONU Femmes s’est efforcée avec ses partenaires de changer les attitudes des chefs traditionnels. Au départ, lorsque Abdia Gole, 33 ans, a annoncé sa décision de se présenter aux élections, les gens de sa communauté se sont moqués d’elle. Le Conseil des anciens, dont les membres sont les dirigeants traditionnels de la communauté et qui a le dernier mot sur de tels sujets, s’est également opposé aux projets d’Abdia Gole. En savoir plus »


La nouvelle constitution tunisienne comprend pour la première fois une clause garantissant les droits des femmes, une étape sans précédent dans la lutte pour l’égalité des sexes.

Mehrezia Maïza Labidi. Photo: UN Women/Ryan Brown

« ’ai présidé la plupart des sessions plénières portant sur la nouvelle constitution de la Tunisie. C’était la première fois que je participais à des activités politiques, et j’ai fini par rédiger une constitution ! »

La militante des droits des femmes Mehrezia Maïza Labidi est l’une des personnes ayant permis à cette constitution de voir le jour. En savoir plus »

En Europe et en Asie centrale, les femmes participent désormais à la vie politique nationale, et plus seulement locale.

A woman voting on election day, 25 June 2017. Photo: UN Women/Violana Murataj

« J’espère que [les femmes] participeront aux prises de décisions, qu’elles lutteront pour accroître les actions en faveur de l’autonomisation économique et sociale des femmes, et qu’elles ne feront pas que de la figuration dans les rangs du nouveau Parlement ! »

Lors des dernières élections nationales, l’Albanie a franchi un nouveau cap, avec 28 % de femmes élues au Parlement. Députée albanaise, Albana Vokshi a été élue pour la troisième fois consécutive, et défend ardemment la participation des femmes à l’élaboration des politiques et à la prise de décisions. En savoir plus »


Taalaigul Isakunova, Minister of Labour and Social Development of the Kyrgyz Republic, is congratulates Nuriya Temirbek kyzy for being elected as a deputy of a local council. Photo: UN Women/Meriza Emilbekova

« J’ai réalisé que je pouvais changer les choses et contribuer à améliorer non seulement la vie de ma famille, mais aussi celle de ma communauté. »

Nuriya Temirbek Kyzy, âgée de 40 ans et mère de trois enfants à Naryn, dans le centre du Kirghizistan, était femme au foyer. Bien que travaillant toute la journée pour s’occuper de sa famille, elle n’avait qu’un faible pouvoir de décision, car elle ne gagnait pas d’argent. Aujourd’hui, elle fait partie du conseil local du village d’Ak-jara, où elle défend activement les droits des femmes. En savoir plus »


Dans la région Asie-Pacifique, les femmes cassent les stéréotypes de genre et rendent les démocraties plus solides.

Barbara Garma Soares, from Suku Sau, is one of 21 women elected Xefe Suku (Village Chief) in local elections in Timor-Leste. Photo credit: UN Women/Corinne Roberts

« Il est essentiel de provoquer un changement d’opinion au sein de la communauté et de montrer que les femmes ne sont pas seulement des épouses et des mères, mais des dirigeantes compétentes à tous les niveaux »

Au Timor-Leste, malgré le fait qu’aucune femme n’ait jamais dirigé leur communauté en qualité de chef de village, les villageois de Suku Sau ont été convaincus par les aptitudes de Barbara Garma Soares. En savoir plus »


A woman in Nepal speaks up at an event contesting local polls. Photo: UN Women

« Je me présente aux élections à venir en portant le foulard, comme me l’a conseillé ma belle-mère. Toutefois, j’encourage sans aucune réserve ma belle-fille à se présenter sans porter le foulard »

Au Népal, les femmes sont entrées en lice dans la vie politique pour mettre un terme aux discriminations socio-économiques et culturelles dont elles sont victimes. En savoir plus »


En Amérique latine, le leadership des femmes et leur participation à la vie politique concernent essentiellement la lutte contre le machisme et la construction de la paix.

Lucía del Socorro Basante

« J’avais peur de devenir candidate, malgré mes nombreuses années d’expérience comme avocate. La crainte que les conseillers élèvent la voix, la peur de ne pas être à la hauteur et de me trouver dans des endroits réservés aux hommes. On exige davantage de nous [en tant que femmes] »

La Colombie a fait les gros titres l’année dernière pour la mise en œuvre de l’accord de paix signé avec les FARC, mettant lentement un terme à plus d’un demi-siècle de conflit et d’instabilité. Toutefois, l’égalité hommes-femmes est essentielle pour consolider la paix. L’histoire de Lucía de Socorro nous montre comment elle a surmonté les obstacles sociaux qui empêchent les femmes de se présenter à des élections. En savoir plus »